Depuis les années 60, et les premiers villages de Casamance où des touristes vivaient dans des cases au milieu des habitants, on parle de tourisme intégré, par opposition au tourisme enclavé celui où, à l’abri derrière les palissades d’un club, on ne sait rien de la vie de ceux qui nous entourent.

Le vrai voyageur, c’est celui qui s’immerge dans la société à la rencontre de laquelle il est venu, qui s’en imprègne pour mieux l’apprécier.

Quelques façons de faire pour être au contact en pays étranger.

Plaisir numéro 1 : marcher

« La seule manière de voir quoi que ce soit dans la médina est de marcher » disait déjà Paul Bowles dans Un thé au Sahara.

Et la leçon est vraie dans tous les pays du monde. Nulle carapace ne vous sépare du monde extérieur, vous profitez à plein des odeurs, des bruits, et puis vous êtes abordable.

Il faut bien sûr faire son choix, éviter les sollicitations intéressées, savoir quand une rencontre en est vraiment une et pas simplement le fait d’un désir mercantile. On apprend vite. Et l’on connaît alors des gens qui restent les plus beaux souvenirs d’un voyage.

Plaisir numéro 2: être incognito

Ou presque. Vous aurez beau essayer de passer pour un autochtone, même si vous restez bouche fermée, pour un autochtone vous serez toujours un étranger.

Mille détails vous trahiront, de votre posture à vos chaussures. Mais avoir un gros appareil photo constamment en action, rester planté au beau milieu d’un endroit passager, toujours être hésitant, c’est être une proie repérable de loin pour tous ceux qui ne voient dans le touriste qu’un portefeuille ambulant. Et donc ne pas pouvoir rentrer en communication avec des gens intéressants.

Plaisir numéro3 : avoir un appartement

De plus en plus facile, souvent pas cher, l’appartement vous fera rencontrer son propriétaire, parfois une femme de ménage, des voisins. Vous pouvez devenir l’invité d’un immeuble entier, parfois !

Plaisir numéro 4 : les transports locaux

Pour les distances longues, prenez les transports collectifs locaux. Métro à New-York, taxi-collectif au Maghreb, rickshaw en Inde, tramway à Lisbonne, de belles occasions de vivre la vie des locaux et de converser avec eux.

Plaisir numéro 5 : la nourriture locale

Si vous vous êtes offert le plaisir n°3, faire son marché, puis cuisiner les produits locaux, quel bonheur. Mais n’oubliez pas les gargotes populaires, vivier de rencontres.

Au final, si vous vous faites des amis, si vous travaillez un peu sur place, vous serez récompensés par le fait de pouvoir faire la fête avec eux, et là, vous découvrirez les gens sans fard. Et en vous amusant avec eux, vous redécouvrirez une fois de plus que l’humanité est une et indivisible.

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