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Allocution de bienvenue
Dr Christian REY - Président de Genève Tourisme, Président de la Société Suisse des Hôteliers, Membre du Comité Scientifique des Sommets du Tourisme
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Au nom de Genève Tourisme, j'ai le plaisir et l'honneur de déclarer ouvertes, les 4èmes rencontres des Sommets du Tourisme Chamonix Mont-Blanc Genève.
En association avec le gouvernement genevois et sa ville, qui avec nous, ont très vite souhaité des manifestations concrètes de collaborations transfrontalières avec la France notamment, nous nous sommes, avec Genève Tourisme, tout de suite déclarés prêts à participer, réfléchir ensemble, en bref uvrer à des recherches de solutions possibles à l'avenir dans le domaine du tourisme durable. Ce dernier est d'importance, car rien qu'à Genève, il représente 20'000 emplois et déverse chaque année 1,8 milliards de francs, dans l'économie locale, alors qu'à Chamonix, le tourisme est la 1ère activité économique.
Notons aussi qu'il est la 3ème branche de Suisse, dans certaines régions bien souvent la première et qu'il y représente 220'000 emplois.
Au fil de ces différents Sommets du Tourisme, nous nous sommes découverts de plus en plus de points communs entre ville et station de montagne et ce, grâce notamment à M. Michel Charlet, Maire de Chamonix et Président des Sommets du Tourisme appuyé qu'il était par le Professeur Dr Keller, maître suisse reconnu de la réflexion sur le tourisme helvétique et international.
Cette année, la réflexion portera sur la signification culturelle, du voyage notamment.
En effet, pourquoi voyager et faire du tourisme ?
Répondre à cette question ne relève pas seulement de la loi de l'offre et de la demande. Hormis les voyages d'affaires où l'attention est portée sur l'accomplissement d'une tâche, les motifs essentiels de voyager sont toujours en relation avec la culture. On voyage pour connaître d'autres pays, d'autres modes de vie, d'autres us et coutumes.
Cependant, pour que les voyages s'accomplissent, il faut que l'économie mette à disposition des infrastructures d'accueil et d'utilisation.
Ainsi, il existe des liens très étroits entre tourisme - défini comme relevant à la fois des loisirs et de l'économie - et culture.
Mais le tourisme étant en rapport avec les voyages et les séjours hors du cadre de la vie habituelle et qu'il est visible de façon immédiate dans la réalité sous la forme d'infrastructures et de flux de visiteurs, doit être étudié de façon large et extensive. En effet, ce sont précisément ces flux qui devront être observés afin d'analyser le comportement de ces touristes et ceci en relation avec la globalisation et la culture des régions visitées.
Nul doute que c'est l'équilibre pouvant devenir rapidement instable entre visiteurs et visités qu'il faudra avoir constamment à l'esprit, sans quoi des situations de déséquilibres graves peuvent en résulter (ex. La ville de Venise fermée journellement après un nombre atteint de touristes dans la ville) - Les visiteurs standardisés apportent leur culture dominante et éphémère dans certains lieux.
Mais comment faire pour que ce tourisme devienne une usine à rêve, dans le respect des lieux visités dans son ensemble, en respectant ses us et coutumes par un comportement adéquat des visiteurs?
Autant de questions passionnantes auxquelles nous tenterons de répondre tant ici, à Genève, que demain et après demain, à Chamonix.
Car, c'est en effet à la maximisation de ces composantes que nous devrons tenter de répondre durant ces discussions et ceci dans un esprit pragmatique pour que des thèses puissent être mises par la suite en pratique.
Je me réjouis de pouvoir compter sur la collaboration de tant de participants internationaux renommés, venant de pays aussi proches que la France et Chamonix en particulier, que lointains géographiquement tel le Bhoutan, qui nous livrera son expérience et son ouverture graduelle au tourisme.
Ensemble, nous partagerons nos expériences et nos réflexions car il est vrai que ce qui caractérise souvent le Tourisme c'est l'atomicité avec, comme forme de structures de travail, la PME.
C'est cette PME, Mesdames et Messieurs, qui doit être l'objet de notre attention car elle a besoin d'être guidée, encouragée et conseillée avec des moyens privés et publics, et ceci dans le respect des traditions culturelles locales, tout en appréciant le multiculturalisme.
C'est seulement si elle est saine économiquement et qu'elle répond aux attentes, tant des clients que des employés, mais aussi des mêmes visiteurs et visités d'autres part que l'entreprise touristique pourra perdurer. Faudra-t-il dès lors lui adjoindre un code mondial d'éthique du tourisme ou le marché sera-t-il un autorégulateur suffisant? Ces notions d'ailleurs, ne sont-elles pas contradictoires? Si oui, comment alors les faire cohabiter et pour quels bienfaits?
C'est ce que nous analyserons avec l'ensemble des orateurs et experts, parmi d'autres questions et, c'est le lieu pour moi de les remercier grandement de leur présence et de les assurer de toute notre sollicitude amicale et, leur réitérer notre joie à collaborer durant ces 3 prochains jours.
Enfin, Mesdames et Messieurs, comme l'on ne fait bien les choses qu'avec passion et joie,
Formons le vu que nous ressentions ensemble un accomplissement durant cette réflexion.
Finalement, ce que certains nomment « Blue Planete » (dans le cadre de l'année de l'eau en 2003) alors que d'autres la décrivent « verte ou blanche », continue à être un enjeu vital pour le tourisme et, qu'elle procure ses bienfaits, tant aux visiteurs qu'aux visités, et qu'elle donne satisfaction à chacun d'entre nous aussi, car nos réflexions d'aujourd'hui veulent et doivent servir à l'action de demain, voire d'après-demain également !
Je vous remercie de votre attention.