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La Route de la Soie : a-t-elle contribué à attirer les visiteurs et à renforcer l’identité culturelle des régions voisines ?

Dr Nasrollah MOSTOFI - Premier Vice-Président de l'Organisation nationale du Tourisme de l'Iran

Diaporama 

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

 

Notre façon d’appréhender la culture a changé. La culture n’est plus conceptualisée comme un ensemble de normes, de symboles et de coutumes unanimement acceptés par un peuple à l’intérieur de ses frontières. Sans entrer en détail dans les questions plus complexes traitant de la représentation et la traduction de la textualité culturelle, nous devons désormais considérer que la vitalité d’une culture donnée naît du débat constant parmi ses propres membres qui la conduisent à s’adapter aux nouveaux contextes et à modifier ses frontières dans ses relations avec d’autres groupes (la culture dans le développement durable - UNESCO).

Le rôle du tourisme pour renforcer la diversité et l’identité culturelles est un rôle aussi important que celui du commerce, qui constitue l’un des motifs de migration des populations.

Le tourisme, partie intégrante de la culture

Le voyage et le tourisme en eux-mêmes font aujourd’hui partie intégrante de la culture moderne. La sous-culture du tourisme ne comporte pas seulement des frictions économiques. Le tourisme représente l’une des dernières possibilités pour l’être humain d’exercer sa liberté individuelle dans un monde où les contraintes sociales sont omniprésentes. La sous-culture du tourisme se prête à l’adoption de nouveaux modes de vie. Elle donne à l’individu l’opportunité de faire l’expérience de soi-même et des autres. (Conférence de l’UNESCO)

Ainsi, le tourisme comporte également sa propre valeur culturelle. Il représente bien davantage qu’un simple service culturel orienté vers le commerce.

Dans le domaine du tourisme, c’est une innovation culturelle qui est en train de se jouer. De nombreux visiteurs envahissent les populations locales qui, n’ayant pas grand’chose à voir avec le tourisme, voient leur rôle se réduire à celui d’une minorité vouée aux activités de services. Il en résulte un mélange de différentes cultures : la sous-culture du tourisme et la structure du service, la culture de la vie quotidienne et la culture traditionnelle de la population. Cette situation est nouvelle et intéressante d’un point de vue culturel. Elle génère assurément des tensions, mais parvient également à proposer de nouvelles solutions pour appréhender le nouveau, l’étrange, l’étranger.

Le tourisme joue donc un rôle important dans le développement des formes culturelles anciennes et nouvelles. C’est pourquoi les personnes concernées par la créativité cultruelle doivent reconnaître sa valeur. Le tourisme n’est pas seulement destructeur. Il est important de reconnaître les dommages culturels causés par le tourisme dans la mesure où des univers touristiques artificiels et virtuels remplacent peu à peu le tourisme traditionnel authentique basé sur le voyage, entraînant sa disparition, et restent en dehors du cadre de la vie quotidienne. En fait, c’est la première fois dans l’histoire que la motivation du voyage est supportée par des manifestations virtuelles multimédias et des entités artificielles comme Disneyland ou les « vacances en fauteuil », éloignées de la réalité.

RESPECT DU Multi-culturalisme

Retour à la culture touristique

Le nouvel intérêt des touristes potentiels envers le domaine culturel constitue un développement encourageant susceptible de mener à un retour au concept traditionnel du voyage en tant que moyen éducatif, tel qu’il était perçu par Humboldt, mais sous une forme plus moderne.

L’élargissement de l’expérience culturelle du touriste peut aider à résoudre certains problèmes soulevés par les relations avec les populations locales et les traditions culturelles. Le respect envers la nature et la culture suppose que les visiteurs retiennent ce qu’ils ont appris.

Accepter le droit à la différence

En fin de compte – et ce point est loin d’être le moins important – une meilleure symbiose entre la culture et le tourisme peut conduire à une meilleure compréhension entre les peuples. L’enjeu consiste à reconnaître et à tolérer l’existence de plusieurs cultures de valeur égale. Cet enjeu sera encore plus important à l’avenir pour gérer, si possible sans conflit, le mélange culturel existant au sein du village mondial.

Les théories mentionnées ci-dessus et issues de différentes conférences de l’UNESCO et d’autres conférences internationales, représenteraient l’intérêt mondial actuel visant à encourager la paix par le biais du développement durable du tourisme, concentré sur les aspects culturels.

Alors que le monde entier recherche un exemple pratique susceptible d’étayer ces théories, une destination répondant aux précédents critères ferait donc l’affaire.

Si l’on considère l’histoire et la chronologie de la Route de la Soie, on s’apercevra qu’elle pourrait bien constituer l’un des cas d’étude les plus importants, permettant de généraliser le concept sous-jacent en vue de répondre de manière efficace au problème à l’échelle mondiale.

CHRONOLOGIE DE LA ROUTE DE LA SOIE

5000-500 av. J.C.

  • 3200 : Domestication du cheval dans le sud des steppes russes.
  • 3000 : Débuts de la première civilisation d’Europe, celle de la Crète minoenne.
  • 3000 : La soie est produite pour la première fois en Chine.
  • 3000 : Les Sumériens élaborent le premier système d’écriture.
  • 2500 : Domestication du chameau bactrien et du chameau arabe (dromadaire), essentiels aux voyages dans le désert.
  • 1700 : Introduction des charriots tirés par des chevaux au Proche-Orient.
  • 1500 : Apparition de la technologie du fer en Asie Mineure.
  • 1500 : Des tribus d’éleveurs semi-nomades occupent les steppes.
  • 900 : Expansion du nomadisme à cheval.
  • 753 : Fondation de Rome.
  • 707 : Les Cimmériens, les plus anciens nomades à cheval connus, infligent une défaite au royaume d’Urartu au Proche-Orient.
  • 900-700 : Les Scythes et les Sarmatiens apparaissent dans les steppes du Nord ils sont parmi les premiers peuples à monter à cheval, portent des pantalons et chaussent des étriers.
  • Vers 600 : Naissance de Zoroastre en Perse.
  • Vers 560 : Naissance de Bouddha au Népal.
  • 550 : L’empire Achéménide s’établit en Perse.
  • Vers 500 : Les Chinois adoptent le style de vie nomade, portent des pantalons et montent à cheval.
  • 450 : L’historien Hérodote visite la colonnie marchande grecque d’Olbia pour rassembler des informations sur les Scythes.
  • 551-479 : Naissance de Confucius en Chine.

400 av. J.C.

300 av. J.C.

  • Débuts de l’expansion romaine.
  • Le royaume gréco-bactrien se développe en Asie Centrale.
  • Les Parthes établissent leur empire en Iran.
  • La dynastie des Qin unifie l’ensemble de la Chine pour la première fois.
  • Les Chinois terminent la construction de la Grande Muraille, pour se défendre contre les invasions des nomades du Nord.
  • La dynastie des Han renverse celle des Qin et développe son vaste empire.
  • Le bouddhisme commence à se propager vers le Nord. Le style artistique de Gandhara émerge, ainsi qu’un nouveau style, l’art dit sérindien.
  • Le papier fait son apparition en Chine.
  • Empire Achéménide en Perse.

200 av. J.C.

  • Les étriers apparaissent en Inde et en Asie Centrale.
  • Les cités-états grecques tombent sous la domination romaine.
  • Les Xiongnu appelés plus tard les Huns poussent leur domination en Asie Centrale et envahissent les régions frontalières de l’ouest de la Chine.
  • Les intérêts de l’empereur Wu-ti de la dynastie Han en Asie Centrale l’amènent à commanditer les expéditions de Chang Ch'ien vers l’Ouest (Ferghana et les Yueh-chih). Les Chevaux célestes sont introduits en Chine.
  • La puissance des Han atteint le bassin du Tarim. La route de la Soie est sous le contrôle de la Chine et la route vers l’ouest est ouverte.

100 av. J.C.

  • Mithridates, roi des Parthes, envoie ses ambassadeurs à Sulla et Wu-ti en vue d’établir une importante liaison entre Rome et la Chine.
  • Les Parthes infligent aux Romains l’une des plus désastreuses défaites de leur histoire à Carrhae.
  • Les Romains envahissent la Gaulle.
  • L’Égypte est sous la domination romaine, donnant ainsi à Rome un accès à la Mer Rouge et au commerce de la Route des épices.
  • Rome devient officiellement un empire.

1 ap. J.C.

  • La soie fait sa première apparition à Rome.
  • Le Bouddhisme commence à s’étendre de l’Inde vers l’Asie Centrale.
  • La Syrie romaine développe la technique du verre soufflé. L’industrie se développe.
  • L’empire Kushan se dessine en Asie Centrale. Le commerce sogdien apparaît le long de la Route de la Soie.
  • Les raids des Xiongnu inquiètent le pouvoir chinois dans la région du Tarim.
  • Mort de Jésus Christ. Débuts de l’expansion du christianisme.
  • Le général chinois Pan Ch'ao l’emporte sur les tribus Xiongnu et maintient la paix dans le bassin du Tarim. La stabilité autour de la Route de la Soie entraîne la multiplication des caravanes marchandes dans les deux sens, vers le nord et vers le sud.
  • La Chine envoie son premier ambassadeur à Rome sous le commandement de Pan Ch'ao, mais celui-ci ne parvient pas jusqu’à Rome.
  • Le géographe gréco-égyptien Claudius Ptolémée écrit sa Géographie, et tente de retracer la Route de la Soie.

100 ap. J.C.

  • Rome envoie son premier émissaire Romain en Chine par la voie maritime.
  • L’empire Romain est à son apogée, il représente un marché important pour les marchandises orientales.
  • Le Bouddhisme arrive en Chine.
  • Au cours des siècles suivants, le Bouddhisme s’épanouit et devient la religion la plus répandue en Asie Centrale, remplaçant peu à peu le Zoroastrianisme.
  • Les quatre empires majeurs de l’époque (Romain, Parthe, Kushan et Chinois) assurent la stabilité de la Route de la Soie.

200 ap. J.C.

  • La soie est tissée dans les vêtements à travers l’Asie, mais avec du fil de Chine.
  • Fin de la dynastie des Han. La Chine se divise.
  • Les Sassanides succèdent aux Parthes. Forte influence culturelle le long des routes commerciales.
  • Attaques des Barbares contre l’Empire Romain.
  • Mort de Mani en Perse. Le Manichéisme s’étend à travers l’Asie et y reste présent jusqu’au 14ème siècle.

300 ap. J.C.

  • Introduction des étriers en Chine par les nomades du Nord.
  • Le secret de la sériciculture commence à se diffuser vers l’ouest, le long de la Route de la Soie.
  • Les Xiongnu envahissent de nouveau la Chine. Celle-ci se divise encore davantage.
  • Constantinople devient la capitale romaine.
  • Le christianisme devient la religion officielle de Rome.
  • Les grottes de Dun Huang font leur apparition et deviennent les plus grandes grottes bouddhistes du monde.
  • Les Huns attaque l’Europe.
  • L’empire Romain se divise.
  • Fa-hsien, l’un des premiers pèlerins bouddhistes Chinois à voyager à pieds sur la Route de la Soie, part pour l’Inde.

400 ap. J.C.

  • Une princesse Chinoise sort clandestinement des oeufs de vers à soie de Chine. Des élevages de vers à soie apparaissent en Asie Centrale.
  • Les Sogdiens introduisent de nouvelles techniques de fabrication du verre en Chine.
  • Les Wisigoths envahissent l’Italie et l’Espagne.
  • Les Angles et les Saxons s’installent en Bretagne.
  • L’empire Romain Occidental s’effronde.
  • Naissance du royaume des Francs.

500 ap. J.C.

  • Apparition des élevages de vers à soie en Europe.
  • Les chrétiens Nestoriens arrivent en Chine.
  • Le royaume des Hephthalites (ou Huns Blancs) au nord de l’Asie conquiert le territoire des Sogdiens.
  • Le bouddhisme atteint le Japon.
  • Division du khânat turc, entre le khânat de l’Est et celui de l’Ouest. Les Turcs de l’Ouest se déplacent du Plateau de Mongolie vers l’Asie Centrale. Les Turs de l’Est, ou Ouïgours contrôlent l’extrémité chinoise de l’Asie Centrale.
  • La dynastie des Sui réunifie la Chine.
  • L’empire Sassanide est à son apogée en Asie Centrale.

600 ap. J.C.

  • L’empire Romain devient l’empire Byzantin.
  • La dynastie des Tang règne sur la Chine. Durant les deux premiers siècles de la dynastie, la Route de la Soie connaît son âge d’or. La Chine est alors très ouverte aux influences culturelles étrangères. Le bouddhisme s’épanouit.
  • Fondation de la religion Islamique.
  • Mort de Mahomet. Débuts de l’expansion des Arabes musulmans.
  • Pèlerinage de Xuan Zang en Inde.
  • Les Avars venus des steppes introduisent les étriers en Europe.
  • La Perse des Sassanides est prise par les Arabes.
  • Les Musulmans contrôlent la Mésopotamie et l’Iran, ainsi que les Routes de la Soie et des Épices.

700 ap. J.C.

  • Les Arabes font la conquête de l’Espagne, introduisant ainsi de nombreuses techniques et connaissances orientales en Europe.
  • Les Arabes infligent une défaite aux Chinois à Talas, et capturent des papetiers Chinois, introduisant la fabrication du papier en Asie Centrale et en Europe.
  • L’impression xylographique est développée en Chine.
  • La dynastie des Tang commence à décliner, et avec elle, la Route de la Soie.
  • Les techniques de verrerie sont introduites en Chine par les Sogdiens.

800 ap. J.C.

  • Fabrication des premières porcelaines en Chine.
  • Invention de la poudre à canon en Chine, diffusion vers l’ouest jusqu’au 13ème siècle.
  • Toutes les religions étrangères sont bannies de Chine.
  • Débuts de l’utilisation du compas par les Chinois.
  • Le sutra du Diamant daté du 11 mai 868, est à ce jour le plus ancien livre imprimé du monde, fait à Dun Huang.
  • Venise devient une cité-état.

900 ap. J.C.

  • Les Turcs Kirghizes contrôlent l’Est de l’Asie Centrale et établissent des royaumes à Dun Huang et Turfan.
  • Fin de la dynastie des Tang. La Chine se divise.
  • L’Angleterre est unifiée pour la première fois.
  • Le jeu de cartes est inventé en Chine, et sera diffusé en Europe vers la fin du 14ème siècle.
  • L’Empire Islamique se divise en petits royaumes.
  • La dynastie des Sung réunifie la Chine.
  • La porcelaine se développe en Chine et s’exporte vers l’Asie Orientale.

1000 ap. J.C.

  • Première Croisade. Échange de technologies entre l’Europe et le Moyen-Orient.

1100 ap. J.C.

  • La Chine se divise entre les Sung du Nord et les Sung du Sud.
  • Les Musulmans chassent les Francs du Levant.
  • Genghiz Khan réunit les Mongols. Début de l’expansion de l’empire Mongol.
  • Le tissage et la production de la soie s’établissent en Italie.
  • La monnaie-papier fait son apparition en Chine.

1200 ap. J.C.

  • Mort de Genghis Khan.
  • Les Mongols envahissent la Russie, la Pologne et la Hongrie.
  • Premier émissaire Européen en Orient, le Frère Giovanni Carpini quitte Rome pour Karakorum, la capitale mongole.
  • Le Frère William Rubruck est envoyé à Karakorum par le roi de France.
  • Septième et dernière Croisade.
  • Les Mongols contrôlent l’Asie Centrale et Occidentale.
  • Le commerce autour de la Route de la Soie prospère à nouveau, sous la « Pax Mongolica. »
  • Kubilaï Khan vaincq la Chine et instaure la dynastie des Yuan.
  • Les Mongols introduisent la monnaie-papier en Asie Centrale et en Iran.
  • Marco Polo part en Orient.

1300 ap. J.C.

  • Puissance de l’Empire Ottoman Turc.
  • Tamerlan établit sa capitale à Samarcande et part à la conquête de la Perse, de certaines régions du sud de la Russie et du nord de l’Inde.
  • Une troisième route de la Soie se dessine dans le Nord.
  • Ibn Battuta, le fameux voyageur Marocain entreprend un voyage de près de 120.000 km, et va jusqu’en Chine par la Route de la Soie.
  • La Peste Noire frappe l’Europe
  • On fabrique du papier en Europe.
  • Apparition du rouet à filer en Europe.
  • Bataille de Crécy, entre Français et Anglais, qui a vu la première utilisation des canons en Europe.
  • La dynastie des Yuan Mongols s’effondre. Naissance de la dynastie des Ming.

1400 ap. J.C.

  • Tamerlan défait les Turcs Ottomans et entraîne la mort de 17 millions de personnes.
  • Période de la Renaissance en Europe.
  • Les Chinois explorent les Routes des Épices jusqu’en Afrique.
  • Mort de Tamerlan, la puissance Mongole décline. Les Ottomans reviennent en force en Asie Centrale.
  • Constantinople est prise par les Ottomans.
  • Utilisation de l’imprimerie de Gutenberg.
  • La Chine ferme ses portes aux étrangers.
  • Par crainte des Ouïgours, la Chine des Ming réduit les échanges commerciaux, le trafic diminue de manière significative sur la Route de la Soie. Celle-ci ne sert pratiquement plus à la soie.
  • Lyon devient le nouveau centre du commerce de la soie.
  • Christophe Colomb arrive en Amérique.
  • Vasco de Gama découvre la route maritime entre l’Europe et l’Orient, via le Cap de Bonne Espérance jusque Calicut en Inde.

1500 ap. J.C.

  • L’Islam devient la religion de toute la région de Taklamakan.

1600 ap. J.C.

  • Les Turcs Ouzbeks descendent du Nord, et s’installent dans l’actuel Ouzbékistan.
  • Le Prince Babur, descendant de Genghis Khan et de Tamerlane, étend son empire depuis la vallée de Ferghana jusqu’en Inde et fonde la dynastie Mogul.
  • La Mandchourie se soulève et envahir la Chine. Début de la dynastie Qing.

1700 ap. J.C.

  • Plusieurs tremblements de terre importants endommagent certains des grands monuments d’Asie Centrale.
  • Fabrication de la porcelaine en Europe.
  • Les Mandchous, peuple Toungouse de la Mandchourie, absorbent les régions de Gobi et de l’Altaï.

1800 ap. J.C.

  • Le Baron Ferdinand von Richthofen, géographe allemand, utilise pour la première fois le terme de « Route de la Soie » (Seidenstrasse).
  • Les Mandchous prennent le Bassin du Tarim.
  • La Province du Xinjiang est créée sous la dynastie des Qing.
  • Élie traverse la chaîne du Pamir et identifie le mont Muztagh Ata. Il recommande la mise en place du couloir de Wakhan.
  • Younghusband traverse le Désert de Gobi, ouvrant une nouvelle route entre Pékin et Kashgar par le Col du Muztagh.
  • Hedin explore la région du Kunlun et le désert du Taklamakan, redécouvrant des cités enfouies le long de l’ancienne Route de la Soie.
  • Conway explore les chaînes du Karakorum.
  • Recherches archéologiques de Stein dans le Taklamakan et en Asie Centrale.
  • Période du Grand Jeu : expansion de l’Inde britannique et de la Russie tsariste en Asie Centrale.

1900 ap. J.C.

  • Expéditions de Hedin.
  • La Révolution chinoise marque la fin des dynasties.
  • Les Européens commencent à circuler sur la Route de la Soie.
  • Le Tibet tombe sous le contrôle de la Chine.
  • La Chine et le Pakistan construisent l’autoroute de Karakorum, qui relie Islamabad à Kashgar.

Cette chronologie des différentes dominations culturelles vous montre à quel point la Route de la Soie possède une identité culturelle très variée, et à quel point les peuples vivant le long de cette route sont devenus tolérants.

Les statistiques du tourisme dans les pays longeant la Route de la Soie montrent que, malgré tous les efforts menés pour mobiliser les touristes, la proportion représentée par la Route de la Soie dans le secteur du tourisme n’est pas satisfaisante.

Route de la Soie - Arrivées touristiques 1998

Arrivées touristiques, en milliers
PAYS
2000

ITALIE

62702

CHINE

...

RÉPUBLIQUE DE CORÉE

5322

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE

...

JAPON

4757

GRÈCE

...

ÉGYPTE

5506

TURQUIE

9586

IRAN

1342

PAKHISTAN

557

AZERBAÏDJAN

681

TURKMÉNISTAN

...

GÉORGIE

387

KYRGYZSTAN

...

TADJIKISTAN

1683

KAZAKHSTAN

...

OUZBÉKISTAN

3015

SYRIE

...

BIÉLORUSSIE

...

TOTAL

95538

L’Iran, pays qui a connu différents empires, différentes cultures et différentes religions, a contribué de manière importante au développement de la Route de la Soie.

carte

L’expérience de l’Iran sur la manière de développer la Route de la Soie en vue de promouvoir le tourisme culturel dans le cadre des tendances internationales, notamment en ce qui concerne un schéma directeur sur le développement du tourisme, permettrait de définir des statégies basées sur les valeurs humaines et la diversité des cultures.

Cette mesure doit nous permettre d’accroître le potentiel de la Route de la Soie et attirer davantage de touristes, ou en faire l’une des principales destinations touristiques.

Étant donné que l’un des problèmes majeurs du développement de la Route de la Soie concerne la philosophie de gestion, l’étude des cycles de vie des anciennes routes de la soie pourrait par conséquent inspirer quelques idées sur la manière d’aborder ce problème.

Les vieilles routes de la Soie

L’un des points essentiels consiste à s’adapter aux concepts des anciennes routes de la soie et à prendre en compte les problèmes des communautés locales dans les stratégies des pays.

Dans cette optique, les routes touristiques internationales en Iran, dont la plus importante est celle de la Soie, ont été définies de manière à toucher les régions les moins développées et afin d’apporter un flux économique positif et rationaliser les liaisons bénéfiques.

Il en résulterait une amélioration économique, la création d’emplois et un allégement de la pauvreté.

De nos jours, le monde doit faire face à de nouveaux défis afin de parvenir à un statut idéal, susceptible de satisfaire la communauté.

En raison d’une meilleure éducation des populations au cours du troisième millénaire, les politiques et décisionnaires ont appris que le meilleur moyen, et le moins risqué, d’introduire de nouvelles idées consiste à satisfaire aux besoins des individus.

Faute de quoi la résistance des personnes et des communautés conduit toute tentative à l’échec.

L’un des problèmes les plus controversés porte sur la mondialisation qui, malgré ses nombreux avantages, rencontre une résistance considérable.

Celle-ci est motivée par la concurrence déloyale ou, plutôt, au fait que la tendance du commerce soit axée sur la concurrence.

D’où la résistance des populations. En outre, la peur de la perte ou du changement des valeurs au sein des communautés locales peut contribuer à expliquer cette position.

L’une des solutions visant à résoudre ce problème et garantir le succès de ce processus serait de mêler l’essence du tourisme au processus, ou de positionner le tourisme au sein des échanges commerciaux.

La motivation pourrait être liée à la tendance du tourisme vers la localisation et au fait d’accorder davantage d’attention à la coopération plutôt qu’à la compétition.

Ainsi, les nouvelles terminologies comme la « glocalisation » (ou la décentralisation de l’économie mondiale) et la « coépition » représentent les nouveaux sujets d’étude.

On peut conclure de la démonstration précédente que si certaines stratégies comportant des facteurs particuliers et délicats sont formulées, alors le phénomène de mondialisation pourra être mis en place avec des impacts moins négatifs, et donc moins de résistance, moins de fuites économiques, et une libéralisation plus logique et plus rationnelle.

La plupart de ces résultats sont potentiellement accessibles si les stratégies sont fondées sur les valeurs humaines pour lesquelles les gens eux-mêmes mobilisent leurs efforts en vue d’en garantir le succès, et assurent du même coup une bonne implémentation avec des valeurs différentes aux niveaux locaux.

Par ailleurs, la principale Idée sous-jacente au Code mondial d’éthique du tourisme consiste à réduire le risque d’échec de la promotion et du développement du tourisme au sein des communautés locales, et la clé du succès réside dans le respect des valeurs de la part de toutes les parties concernées, à savoir les touristes et les communautés d’accueil.

Cet article reprend certains éléments d’une étude réalisée par Deborah Crick-Furman, de l’Eastbourne Borough Council, R-U et Richard Prentice de la Glasgow Caledonian University, R-U et soutient également l’utilisation d’une technique d’évaluation des valeurs contextuelles, qui permet d’évaluer les valeurs du tourisme en tant qu’alternative aux valeurs personnelles plus génériques du quotidien.

La personnalisation des adaptations nécessaires des idées essentielles du Code mondial d’éthique et de la manière de mettre en place ces éléments à travers le modèle bidimensionnel, présenté dans cet article, constitue l’autre facteur qui nous oriente vers des stratégies basées sur les valeurs humaines.

Points essentiels au succès de l’implémentation du CME

  • Positionner le Tourisme dans le cadre des Échanges commerciaux
  • Stratégie adéquate, basée sur les valeurs et l’éthique
  • Dialogue des cultures
  • Rationaliser les liaisons
  • Équilibrer les flux économiques nationaux et internationaux
  • Durabilité du contexte
  • Politiques adaptées de développement mondial et régional
  • Approche ascendante et descendante
  • Réduction de la pauvreté
  • Partenariats public-privé
  • Relier le Commerce et le Tourisme

Considérer le Code mondial d’éthique du tourisme comme une bonne macro-politique visant à atteindre plus facilement la clé du succès mentionnée plus haut, qui a permit de choisir l’un des points du CME à des fins de retournement concernant notamment l’intitulé du discours.

Promouvoir un tourisme responsable, durable et accessible à tous dans le cadre des droits des individus à utiliser leur temps libre pour les loisirs et les voyages, en respectant les choix de société de toutes les personnes.

Points stratégiques pour parvenir au but

A- Alors que le tourisme peut apporter des bénéfices économiques à une communauté, ses impacts sur le tissu social et physique de cette communauté sont souvent perçus comme néfastes par les habitants.

B- L’intégration de mesures d’évaluation est une bonne opportunité pour des échanges informés en politique et stratégie.

C- Exploiter les synergies entre le tourisme, l’environnement et l’économie locale pour une gestion responsable et durable.

Mais pour élaborer de telles stratégies, il faut prendre en considération certains facteurs :

  • Les individus locaux ne veulent pas du changement
  • Il existe un besoin de continuité dans chaque culture ; sans cela, l’accumulation des connaissances qui est l’essence même d’une culture serait perdue, et chaque génération devrait repartir à zéro, sans rien d’autre qu’un héritage biologique.
  • Stratégie conservatrice en faveur du gel de la culture d’origine par opposition à l’évolution culturelle.
  • L’un des problèmes les plus urgents dans la gestion des ressources consiste à trouver un compromis acceptable entre le développement d’un pays à des fins récréatives et sa préservation pour des motifs écologiques, scientifiques, culturels, historiques et esthétiques.

En raison du rôle vital des valeurs dans la définition des stratégies, si les valeurs sont identifiées, alors l’évaluation reste possible. En voici quelques exemples :

  • Le conflit existant entre préservation et exploitation fait appel à une compréhension claire des valeurs et des préférences des touristes ainsi que leur intégration au processus de prise de décision.
  • Les touristes peuvent être distingués par des critères de choix tels que voyage/loisirs, et la participation aux groupes ou les visites des attractions pourraient être prévues en fonction des différences de valeurs personnelles.
  • Le comportement du touriste peut être distingué de la routine quotidienne et des valeurs « globales » en tant que « principes directeurs ». On peut avancer qu’un ensemble de valeurs différentes émerge lorsqu’un individu est en vacances, plus particulièrement si ces vacances sont perçues comme une échappatoire à la routine de la vie quotidienne.

Les avantages induits par une estimation correcte des valeurs en vue d’élaborer de meilleures stratégies applicables sont les suivants :

  • Une mesure efficace des valeurs liées au tourisme doit couvrir tous les aspects de la vie touristique (contexte) et la situation immédiate, y compris l’ « environnement » ou la destination dans la quelle se retrouve le touriste.
  • Grâce à une technique de modélisation adéquate intégrée à la littérature, on peut fournir une base à l’examen du contenu émotionnel/cognitif de ces valeurs contextualisées et de leur orientation vers l’intérieur, vers l’extérieur ou vers les autres. Cette modélisation a des implications importantes pour les responsables du tourisme.
  • Si la satisfaction de valeurs à dominance émotionnelle endodéterminées est atteinte grâce à l’accomplissement d’un résultat final tel que le besoin de se relaxer et de se détendre ou de se sentir libre dans des espaces au grand air, alors, les classes d’objets tels que les destinations, les services ou les expériences qui satisfont ces valeurs peuvent être choisies et substituées aisément.
  • Les systèmes de valeurs du tourisme sont exodéterminés et à dominance cognitive.
  • Les éléments, la satisfaction et l’accomplissement se font par le biais de processus ou d’objets plus spécifiques, qui ne sont pas facilement substituables.

Pour démontrer comment formuler une stratégie adaptée, basée sur les valeurs humaines, je vous propose un modèle bi-dimensionnel à intégrer à toute littérature afin de mieux comprendre les valeurs du tourisme. Les deux dimensions bipolaires sont : l’une à dominance émotionnelle et à dominance cognitive, l’autre endodéterminée et exodéterminée. Ce modèle fonctionne fait appel à l’analyse log-linéaire hiérarchique pour examiner un domaine ou un problème spécifique (Todd & Williams, 1996).

Modèle bi-dimensionnel des valeurs dans le contexte de leurs lieux d’études

Cette analyse bi-dimensionnelle indique quelles valeurs ont un effet sur certaines activités réalisées. Elle montre également que les activités sont guidées par un ensemble de valeurs composé à la fois de valeurs à dominance cognitive, à dominance émotionnelle, endodéterminées et exodéterminées. Il est cependant impossible de déduire de cette analyse la manière dont l’interaction et le conflit entre ces valeurs affecte la propension à s’engager dans une activité en particulier. Cette dernière a des implications importantes pour la gestion et le marketing touristiques. Si des valeurs à dominance émotionnelle sont satisfaites par un groupe d’objets ou de situations et non par un objet ou une situation spécifique, elles seront alors, pour le consommateur, plus facilement substituables. L’importance des valeurs à dominance cognitive (spécifiques à un objet, un lieu ou une situation) et leur interaction avec des valeurs à dominance émotionnelle peuvent influencer les chances de satisfaction, d’associations positives avec un lieu en particulier et des visites répétées.

En résumé, la méthodologie est la suivante :

  • Trouver le modèle qui représente le mieux les relations sous-jacentes entre les variables.
  • Examiner le modèle dérivé des items ci-dessus et les effets interactifs des variables de valeur à tous les niveaux sur la propension à participer à une activité de vacances en particulier.
  • Les modèles log-linéaires ont débuté grâce aux orientations fournies par l’analyse précédente. Seules les variables dont on a démontré qu’elles avaient une influence significative sur une activité particulière devaient être incluses dans le modèle.
  • Les résultats de l’analyse doivent être interprétés via des paramètres lambda ou d’effet.
  • Les résultats pourraient être utilisés par des spécialistes du marketing touristique pour guider le développement de produits et les stratégies publicitaires.

Les modèles log-linéaires ont débuté grâce aux orientations fournies par les précédentes analyses bi-dimensionnelles. Seules les variables dont on a démontré qu’elles influençaient une activité particulière de manière significative, ont été incluses dans le modèle. L’approche utilisée a été celle de l’élimination régressive, en supprimant successivement les termes ayant le moins d’effet sur le modèle, simplifiant ainsi les interactions impliquées. Ce processus débuta avec la plus haute classe génératrice d’ordre (toutes les variables incluse associées de manière significative à une activité). La simplification est essentiellement un compromis entre perte de pouvoir prédictif et facilité d’interprétation.

Pour chaque modèle successif généré, la statistique du khi-carré sur le rapport de vraisemblance maximum (L2), les degrés de liberté (ddl) et le niveau de significativité (p) ont été enregistrés. Le rapport de vraisemblance maximum de la statistique du khi-carré est un indicateur des informations supplémentaires apportées par le retrait d’une variable du modèle. Si la différence dans L2 par rapport à la différence dans ddl est significative, on peut conclure qu’une ou plusieurs variables indépendantes dont on envisage la suppression ou leurs interactions, affectent la variable dépendante de manière significative et doivent être conservées.

Modèles hiérarchiques log-linéaires des activités vacancières et des valeurs du tourisme

Légende

  • L2= rapport de vraisemblance maximum de la statistique du khi-carré
  • ddl = degré de liberté
  • p = niveau de significativité

 aCode des activités

  • saf = un lieu de vacances sûr
  • fre = liberté au grand air
  • na = être plus proche de la nature
  • int = apprendre quelque chose d’intéressant
  • lea = apprendre quelque chose de mon propre pays
  • wk = un endroit connu dont je pourrai parler à mes amis
  • fun = amusement
  • rel = se détendre et se relaxer
  • has = pas de problèmes
  • ff = passer du temps avec des amis et la famille

Pour cette analyse, le seuil de significativité était fixé à .05. À chaque étape soumise au niveau de significativité, on a retiré le terme dont le retrait provoquait le changement le moins significatif dans le maximum de vraisemblance du test du khi-carré. Ce processus a été poursuivi jusqu’à obtenir le modèle décrivant les données de la manière la plus simple.

Qualité de l’ajustement des modèles log-linéaires pour les valeurs et les activités

aCodes des activités

  • saf = un lieu de vacances sûr
  • fre = liberté au grand air
  • na = être plus proche de la nature
  • int = apprendre quelque chose d’intéressant
  • lea = apprendre quelque chose de mon propre pays
  • wk = un endroit connu dont je pourrai parler à mes amis
  • fun = amusement
  • rel = se détendre et se relaxer
  • has = pas de problèmes
  • ff = passer du temps avec des amis et la famille

Les résultats de l’analyse ont été interprétés par le biais de paramètres lambda ou « d’effet » (Knock et Burke 1980; Norusis 1994). Voici les résultats obtenus en prenant la moyenne des logarithmes des fréquences dans une catégorie en particulier et en soustrayant la valeur de base.

Les paramètres lambda (1) et la valeur de base (la moyenne des logarithmes des fréquences de toutes les cellules du tableau) ont été estimés à partir des données.

Lambda présente des valeurs positives lorsque le nombre moyen de cas dans une ligne ou dans une colonne est supérieur à la moyenne totale. Par exemple, si la majorité des personnes de l’échantillon avait campé pendant les vacances, par rapport à ceux qui n’ont pas campé, lambda pour « campé » serait positif.

Les paramètres constituent une indication de l’effet et de l’étendue de la différence entre les sommes des effets des variables prises individuellement et collectivement.

En d’autres termes, ils représentent les effets positifs et négatifs liés à une combinaison particulière des valeurs. Pour estimer les paramètres lambda, on impose une contrainte selon laquelle leur somme doit être égale à zéro dans toutes les catégories d’une variable. Les mêmes contraintes sont imposées pour les termes d’interaction (Knoke et Burke 1980 ; Norusis 1994)

La mesure efficace des valeurs du tourisme doit couvrir tous les aspects du domaine de la vie touristiques (contexte) et la situation immédiate, y compris l’« environnement » ou la destination dans laquelle le ou la touriste se trouve. Les valeurs humaines ou touristiques à mesurer sont multiples, complexes et conflictuelles. L’analyse hiérarchique log-linéaire permet d’examiner les interactions et la résolution de ces valeurs multiples et conflictuelles dans un contexte touristique dans lequel un individu a pris la décision de participer ou non à une activité en situation.

Le modèle bi-dimensionnel proposé prend en compte la littérature existante et fournit une base à l’étude du contenu émotionnel/cognitif de ces valeurs contextualisées et de leur endo ou exodétermination. Ce modèle présente d’importantes implications pour les responsables touristiques. Si la satisfaction de valeurs à dominance émotionnelle endodéterminées est atteinte grâce à l’accomplissement d’un résultat final tel que le besoin de se relaxer et de se détendre ou de se sentir libre dans des espaces au grand air, alors, les classes d’objets tels que les destinations, les services ou les expériences qui satisfont ces valeurs peuvent être choisies et substituées aisément. Lorsque ces systèmes de valeurs du tourisme ont une composante à dominance cognitive et exo déterminée, la satisfaction et l’accomplissement se font par le biais de processus ou d’objets plus spécifiques, qui ne sont pas si facilement substituables. Les arguments de vente uniques des destinations sont davantage susceptibles d’être associés aux valeurs des touristes réels et potentiels qui sont à la fois à dominance cognitive et exodéterminées. En particulier, les stratèges ou les responsables qui cherchent à promouvoir ou à encourager un tourisme responsable sur une destination donnée doivent examiner ce qui est évalué sur place et comment les visiteurs l’évaluent. Les responsables et spécialistes du marketing ont une double responsabilité. Ils doivent tout d’abord assurer que les valeurs à dominance émotionnelle des touristes sont satisfaites par les services et les équipements touristiques disponibles dans une destination donnée, afin d’encourager les visites répétées.

Ensuite, ils doivent identifier et promouvoir les activités ou les objets dans leur environnement qui invoquent des valeurs à dominance cognitive et exodéterminées afin d’aider à confirmer cette satisfaction et à renforcer les dispositions des individus selon lesquelles une destination particulière est moins substituable.

En bref, les résultats serviraient à formuler les stratégies basées sur les multiples valeurs des hôtes et des touristes.

Les avantages d’une telle méthode sont les suivants :

  • Les stratèges ou les responsables qui cherchent à promouvoir ou à encourager un tourisme responsable dans une destination doivent étudier ce qui est évalué sur place et comment cela est évalué par les visiteurs.
  • La responsabilité des responsables et des spécialistes du marketing est double. Ils doivent tout d’abord assurer que les valeurs à dominance émotionnelle des touristes sont satisfaites par les services et les équipements touristiques disponibles dans une destination en particulier afin d’encourager les visites répétées. Ensuite, le fait d’identifier et de promouvoir les activités ou les objets dans leur environnement qui invoquent des valeurs à dominance cognitive et exodéterminées peut aider à confirmer cette satisfaction et à renforcer les dispositions des individus selon lesquelles une destination donnée est moins substituable.
  • Pour une application générale, les futures études doivent utiliser cette méthode mais faire varier la situation entre des villes, des agglomérations et des sites ruraux, et faire varier la contextualité du tourisme, afin d’explorer une série de contextes : le tourisme de plage, le tourisme culturel, le tourisme d’affaires et ainsi de suite. La contextualité et la situationnalité seront ainsi plus facilement comprises.

Conclusion

Le positionnement de la culture et du tourisme culturel dans le cadre du commerce constitue un outil essentiel à l’obtention d’un développement durable du tourisme.

L’expérience de la Route de la Soie montre que les anciens peuples de la qui la longeaient y sont parvenus, grâce à l’expérience de nombreuses années.

Mais lorsque le processus de modernisation a démarré, la Route de la Soie a commencé à décliner et dans le même temps, les valeurs humaines n’étaient pas considérées comme des points stratégiques.

La croissance rapide du tourisme en Iran au cours des cinq dernières années au sein du Tourisme International, alors que le pays respectait ces valeurs comme un outil essentiel du tourisme durable, pourrait être un cas intéressant à étudier.

La formulation des stratégies touristiques basées sur des valeurs humaines requiert certaines techniques et pourrait notamment utiliser la technique de modélisation log-linéaire.

L’utilisation de cette technique conduirait les décideurs à formuler et mettre en application cette philosophie internationale éprouvée avec davantage de fiabilité, tout en veillant à ce que les communautés locales et les valeurs humaines sont prises en compte.

Par ailleurs, elle permet une mise en place correcte au niveau régional, national et local tout en garantissant que toutes les précautions sont bien prises et que la connexion avec la tendance internationale est assurée.

Elle apportera les avantages des tendances internationales aux pays ou, d’un autre coté, participera à la réussite de la mise en place d’un Code d’éthique mondial pour le tourisme et d’un tourisme culturel durable.

Cette technique augmente par exemple les chances de contribution –avec plus de valeur - des communautés aux activités internationales. Elle peut aussi contribuer à leur développement tout en conservant leurs valeurs et en laissant le monde jouir de leurs cultures et de leurs valeurs.

La technique proposée pourrait garantir une stratégie plus précise, basée sur la valeur ou sur l’éthique pour le développement du tourisme durable dans les régions où la conservation des valeurs est importante.

Merci

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