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Tourisme et environnement - le point de la situation

Peter ZIMMER - Président de Futour, Munich, Allemagne

 

Il y a environ 20 ans, le spécialiste et critique du tourisme Jost Krippendorf et le futurologue Robert Jungk appelaient de leurs vœux un "tourisme en douceur".

Aujourd'hui, l'industrie du voyage se prétend "verte" et revendique une conscience écologique. S'agit-il d'un changement réel ou d'un coup médiatique ? Quelle est la nature de l'offre ? Où se situe la modernité ?

Dans les années 80, la croissance industrielle a montré ses limites d'une manière dramatique. Une catastrophe écologique chassait la suivante. Les pluies acides, le scandale de la dioxine, le poison dans la nourriture pour bébés et l'accident de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl ont aiguisé la sensibilité écologique des consommateurs. On a soudain soumis à un examen critique ce que l'on acceptait auparavant sans poser de question. Si l'environnement n'occupait en 1980 qu'une modeste 9ème place dans les préoccupations des citoyens allemands selon un sondage du GFK, en 1988, la thématique écologique se classait en deuxième position derrière le chômage. 52% de tous les ménages d'Allemagne fédérale s'estimaient soudain conscients de leurs responsabilités écologiques. De plus, un Allemand sur deux indiquait que la problématique de l'environnement représentait selon lui le plus grand défi pour l'avenir.

La conscience écologique a connu son apogée à la fin des années 80. Depuis, cette problématique devient chaque année moins actuelle et moins brûlante dans l'esprit des consommateurs. La discussion des problèmes écologiques a connu un revirement considérable au cours des deux dernières décennies. A la fin des années 80 et au début des années 90, on notait au moins en Europe centrale un large mouvement écologiste. On constate aujourd'hui que l'écologie est en recul. Il n'y a pas de pression publique pour défendre l'écologie, l'hédonisme est de nouveau à l'ordre du jour. Tout en disant "Vive l'écologie !", on voyage plus souvent et plus loin que jamais. Les problèmes économiques, la montée de la criminalité et l'union de l'Europe dominent le débat public.

En outre, de moins en moins de personnes pensent que l'environnement est menacé. Cette idée est en décalage total avec la réalité.

Dans les années 80, la critique du tourisme a su se faire écouter et a pu parler des dommages et des problèmes que générait et que générerait encore à l'avenir la prolifération anarchique du tourisme. Ce fut une décennie où l'on a discuté ouvertement, mais aussi avec exigence, des responsabilités et des structures de l'industrie touristique. Le groupe de travail "Pour un tourisme bien compris", fondé en 1986, soumettait chaque année des thèmes à la discussion, à la bourse du tourisme de Berlin. L'industrie du voyage dut faire face à une pression toujours plus forte. Les milieux écologistes dénonçaient sans cesse le coût du développement touristique: les abus dont étaient victime des régions entières, le mépris et l'appauvrissement social et culturel des populations locales au nom des "plus belles semaines de l'année".

Klaus Betz, journaliste et compagnon de route critique du mouvement écologiste, constate :
"Vers 1991/92, l'état d'esprit de l'industrie touristique a changé radicalement - du moins dans ce qu'elle laissait percevoir à l'extérieur. Apparemment, les tours-opérateurs avaient compris comment manœuvrer la critique écologiste: on lui coupe l'herbe sous le pied en se plaçant soi-même à sa tête. Le groupe critique "Pour un tourisme bien compris" s'est auto-dissout en 1992 après que l'industrie touristique avait d'un seul coup repris sa position et l'avait battu à son propre jeu."

Par conséquent, faut-il dire : tout ça pour ça ? De simples brochures de prestige, parlant par exemple d'une "Air Transport Environment Task Force" créée à la va-vite ? Ce n'est quand même pas tout à fait le cas.
J'étais moi-même membre de ce groupe critique et j'ai fondé une entreprise de conseil en environnement, tourisme et développement régional, la FUTOUR, qui compte aujourd'hui 18 collaborateurs répartis dans 3 bureaux. Nous travaillons depuis 10 ans sur la base d'un tourisme global et durable, mais aussi sur des projets tout à fait concrets et faisables. Je suis les tentatives et les réalisations de la branche touristique, et nous avons lancé ou accompagné nous-mêmes une partie des projets.

Bien sûr, on ne met plus l'accent sur les mêmes points. Alors qu'on s'intéressait durant la "phase verte" aux possibilités de faire des économies d'eau dans les toilettes, à la fin des années 90, on veut vivre "un grand moment au WC". Nous vivons à l'ère de la qualité et de la mise en scène. Les points de vue écologistes y ont cependant tout à fait trouvé leur place. Le célèbre symbole du recyclage n'est pas le seul à avoir triomphé dans le monde entier.

Le thème de l'écologie dans le tourisme est depuis longtemps sorti de la pensée originelle de quelques critiques écologistes pour devenir une composante à part entière de la qualité du tourisme. Les organismes prestataires ne sont pas très nombreux à avoir appliqué concrètement ces principes preuve à l'appui. Seuls les pionniers pratiquent une protection durable de l'environnement de manière vérifiable.

A tous les niveaux de l'entreprise, le facteur "environnement" représente un argument de marketing important, pour l'image et la communication avec le client. Les démarches faites par les responsables vont de l'appel d'offres pour des concours écologiques ou des activités écologiques spéciales au niveau de l'entreprise, à la réalisation d'audits écologiques en passant par la création de réseaux d'information sur le thème "Tourisme et environnement". Pour illustrer ces projets, voici quelques exemples tirés des domaines des régions (/des sites) touristiques, des organismes de tourisme, de l'hébergement, des tours-opérateurs et des transporteurs.

Informations,

Par ex. dans le catalogue SSR-Reisen

Activités,

Par ex. plantations d'arbres Lernidee-Reisen

Service environnement,

Par ex. TUI

Audits,

Par ex. Studiosus, Hotel Bartholoma

Labels,

Par ex. label écologique tyrolien

Concours,

Par ex. Hôtels écologiques de Bavière, Tourism for Tomorrow Award

Prix,

Par ex. DRY, Europaische Reiseversicherung

Réseaux,

Par ex. ECOTRANS, NETS

Fondations,

Par ex. AlpenRock House

 

Hébergement

L'hôtellerie et la restauration comptent parmi les prestataires de services les plus importants du tourisme. La satisfaction du client d'un voyage organisé, par exemple, dépend entièrement de la qualité de l'équipement et du service de ces entreprises. Or, depuis plus de dix ans, le thème de l'environnement a acquis une influence considérable. Malgré de nombreuses tentatives dans ce sens, seuls quelques établissements réussissent cependant à se positionner non seulement par une qualité assurée mais aussi par leur engagement écologiste. L'exemple des hôteliers-restaurateurs verts de Bavière le prouve: de nombreux partenaires ont défini collectivement des critères ambitieux, qu'environ 10% d'entre eux seulement parviennent à respecter.

Hôteliers-restaurateurs verts, Bavière

Bavière, depuis 1991

Conception / Partenaires / Coûts

  • Conçu par le gouvernement de l'État bavarois sous la responsabilité du ministère de l'environnement, en collaboration avec les partenaires
  • Groupement des hôteliers-restaurateurs bavarois, BTV (association bavaroise pour le tourisme) , groupe de travail de la Chambre du commerce et de l'industrie bavaroise
  • Couverture des frais provisoires: ministère de l'environnement, frais du concours depuis 93/94 : tous les partenaires

Critères

  • Très détaillés et complets : réduction / recyclage / évacuation des déchets, économies d'eau et d'énergie, fournitures, construction, aménagement, installations de plein air, transport / trafic, information des employés et des clients

Appel d'offres / procédure d'attribution / contrôle

  • Durée de la distinction : 3 ans
  • Évaluation continue avec système de points et inspections
  • Contrôle sur site de tous les lauréats par des contrôleurs agréés

Conséquences

  • Participants au concours 1993/94 : environ 1000
  • Lauréats : en 1993/94, environ 100 médaillés d'or et d'argent (500 homologations)
  • Lauréats 1997 : 104 médaillés d'or et d'argent
  • Publication : attribution des prix dans le cadre d'une cérémonie, liste officielle, diplômes, attribution d'un "blason vert" / à partir de 1997 "label vert"
  • Beaucoup d'établissements ont aujourd'hui une gestion plus écologique mais aussi plus économique

Remarques : depuis 1997, ce concours a lieu sous une nouvelle forme.

Autres exemples :

Notre commerce est écologique, Rhénanie-du-Nord-Westphalie

Label écologique Tyrol-Tyrol du Sud

L'exemple saisissant du label écologique tyrolien montre comment un label écologique, dont le but premier était la promotion du tourisme, a servi de base à une marque de qualité écologique partagée avec un autre pays, le Tyrol du Sud. Le principe à retenir: ce sont les critères qui font le label ! Un autre critère important pour l'évaluation d'un label écologique réside dans son développement. La poursuite du développement grâce à l'expérience rassemblée est tout aussi importante que l'intégration de nouvelles idées.

Au Tyrol depuis 1994, au Tyrol du Sud depuis 1995

Conception / Partenaires / Coûts

  • Décision du gouvernement du Land du Tyrol
  • Conçu par un groupe de travail créé spécialement pour l'occasion, avec représentation de divers domaines
  • Reprise du concept par l'agence de promotion du tourisme du Tyrol du Sud en 1994
  • Tyrol : Chambre de commerce et Chambre de l'agriculture, groupement des bailleurs de logements privés ; Tyrol du Sud : agence de promotion du tourisme du Tyrol du Sud, union des hôteliers- restaurateurs du Tyrol du Sud
  • Frais de participation, pour les établissements primés uniquement : environ 700 DM pour les hôtels et les restaurants ; 200 DM pour les loueurs privés ; les années suivantes, la moitié de ces sommes

Critères

  • Critères nouveaux ou modifiés, 1997 - 1999 : produits du terroir / coopération avec des agriculteurs partenaires, ordures, eau et eaux usées, énergie, air, sol, trafic, bruit, information des clients et des employés

Appel d'offres / procédure d'attribution / contrôle

  • Durée de la distinction : 1 an
  • Évaluation par des contrôleurs formés et indépendants

Conséquences

  • Établissements lauréats jusqu'en novembre 1997 : 37
  • Festivités, attribution par les gouvernements des deux régions
  • Publication via le prospectus "Voyager avec la nature" au Tyrol et au Tyrol du Sud, les brochures locales ainsi que le système d'information électronique (TIS), représentation des établissements primés sur Internet
  • Les fournisseurs ont modifié leur gamme de produits
  • Commercialisation de produits régionaux grâce à la coopération avec les agriculteurs partenaires de l'opération
  • Concept de marketing couronné de prix internationaux

Remarques : Le concept et les critères du label écologique Tyrol-Tyrol du Sud ont inspiré entre autres la marque écologique autrichienne (à partir de 1997)

Autres labels : (à la fois un label et un modèle) Grecotel

Spécial gastronomie

L'action Save The Mountains du groupe AlpenRock House est un exemple d'engagement individuel d'une entreprise. La fondation de ce groupe soutient le développement durable des régions de montagne.

Save The Mountains, la fondation du groupe AlpenRock House, contribue au développement durable de l'espace alpin grâce à des projets écologiques concrets. Ceux-ci permettent de drainer un peu d'argent de la plaine vers les régions de montagnes défavorisées. Pour chaque brochure achetée, 2 francs suisses seront reversés à la fondation. Vous pouvez soutenir les projets et la cause de Save The Mountains en lui adressant d'autres dons. Merci de votre engagement écologique.
Save The Mountains - fondation du groupe AlpenRock House
Bahnhofsplatz 9, BP 6139
CH-B023 Zürich
Tél. 01-2120527, Fax 01-21244 02
www.alpenrock-house.com/stm.html

Les activités du groupe AlpenRock House sont internationales. Whistler-Mountain, au Canada, est un nouveau point d'ancrage pour l'action de la société.

Régions et sites touristiques

L'engagement écologique est devenu un important instrument de marketing, notamment au plan des localités et des régions. L'apparition conjointe de plusieurs partenaires est souvent un autre signe de qualité. Le préalable le plus important est l'existence d'un modèle d'organisation des localités, des régions ou du tourisme, établi dans le cadre d'une table ronde, avec la participation des citoyens. Le modèle, en tant que représentation du développement touristique, est d'ailleurs devenu un instrument de la gestion des destinations. Les concours comme "Lieux de vacances écologiques d'Allemagne" ou des projets comme "Audit écologique pour les communes touristiques" contribuent également à l'organisation écologique des lieux de tourisme.

Audit écologique d'un lieu touristique - Uhldingen - Mühlhofen (Lac de Constance)

  • Définition d'une commune touristique
  • La commune touristique comme acteur de la politique de défense de l'environnement
  • Divers prestataires de services sont associés au produit "tourisme durable"

Tours-opérateurs

Le processus de concentration qui a touché la branche du voyage organisé ces dernières années a entraîné l'apparition d'"opérateurs mondiaux". Ne serait-ce que pour l'image qu'ils donnent à l'extérieur, ces groupes géants se doivent de mener une action dans le domaine de l'environnement. Un tel projet crée un climat de confiance et apaise la conscience du consommateur. Il n'est pas possible d'évaluer en bloc la qualité et l'efficacité de cet engagement. Les efforts que fait une société pour s'engager donnent une impression positive; cependant, dans des groupes d'une taille pareille, il est plus difficile de voir comment cette volonté se traduit dans les faits. L'exemple de la TUI permet de montrer comment le plus grand tour-opérateur d'Europe se situe dans le domaine de l'environnement et de la durabilité. Au niveau des principes de la société, la politique de la TUI se traduit jusque dans les recommandations qu'elle fait à ses clients. Cette initiative revêt surtout un caractère exemplaire, en ce qu'il incite d'autres secteurs à prendre au sérieux la protection de l'environnement.

Exemple de la TUI

Le 8ème principe fondamental de la TUI

Nous nous engageons pour la défense de l'environnement

La protection d'une nature et d'un environnement intacts a pour nous une importance particulière. Elle nous permet d'assurer nos ressources naturelles et l'avenir de notre entreprise. Chaque secteur de notre entreprise est porteur d'une responsabilité vis à vis de l'environnement. Chaque employé est invité à apporter de nouvelles idées, car la protection de la nature commence chez chacun d'entre nous. Le caractère écologique de nos produits fait partie de nos critères de qualité.

En Allemagne comme à l'étranger, notre réputation en matière de défense de l'environnement n'est plus à faire. C'est notre devoir permanent de maintenir notre crédibilité écologique. 

"Pour défendre l'environnement avec efficacité, il faut unir nos forces !"

 Le réseau environnement de la TUI (TUI Umwelt Netzwerk ou TUNI) rassemble des milliers d'employés de la RUI, de contractants, d'experts de l'environnement, d'agences de tourisme, de syndicats d'initiative et d'associations internationales de défense de la nature, qui rédigent des rapports et travaillent à des solutions communes destinées à soulager l'environnement et à améliorer la qualité de l'offre touristique.

Les connaissances issues de l'opération de surveillance de l'environnement de la TUI sont présentées aux responsables du tourisme dans le cadre de conférences ou de séminaires, locaux ou régionaux. Ces résultats sont également adressés aux gouvernements régionaux ou nationaux ainsi qu'aux organisations internationales, sous la forme de "recommandations".

L'objectif commun à court terme des partenaires du réseau environnement TUI est la réduction de la pollution dans des milliers d'hôtels TUI, par de petits gestes systématiques, comme l'amélioration du rendement écologique (consommation d'énergie, d'eau, de surface...).

L'objectif à long terme, dans l'optique d'un développement durable, est le travail préventif: éviter la pollution grâce à la gestion dynamique des problèmes écologiques par la TUI.

 
Période
Objectifs écologiques
Mesures
Objectifs économiques

Court terme

  • Réduire la pollution
  • Information / conseil
  • Programmation
  • Direction des hôtels
  • Qualité renforcée
  • Produit optimisé
  • Recettes renforcées

Moyen terme (jusqu'à 2015)

  • Préserver l'environnement
  • Prévenir la pollution / protéger la biodiversité
  • Normes et labels écologiques
  • Système d'information / normes de qualité écologiques
  • Gestion des risques et des chances
  • Gestion des innovations
  • Bénéfices renforcés

Long terme (jusqu'à 2050)

  • Préserver la nature
  • Prévenir la pollution
  • Développement durable
  • Contrôles écologiques
  • Produits écologiques
  • Bilan écologique
  • Avenir sécurisé
  • Bénéfices améliorés
  • Développement durable

Pionnier de la gestion de l'environnement

Premier audit écologique d'un tour-opérateur

L'importance croissante de la défense de la nature par les entreprises et de la gestion de l'environnement est incontestée. L'ordonnance européenne sur les audits écologiques, entrée en vigueur en 1995, se limitait tout d'abord aux entreprises industrielles et ne concernait pas directement le secteur des services. Une certification était par conséquent impossible. Cependant, quelques compagnies aériennes, hôtels et tours-opérateurs, parmi d'autres entreprises de services, notamment dans le secteur des banques, du commerce et des assurances, ont obtenu l'introduction de ce "système communautaire facultatif pour le système de gestion écologique et le contrôle écologique des entreprises" dans le secteur du tourisme. Parmi ces pionniers de la branche touristique figure Studiosus Reisen München.

Par cet audit écologique selon l'ordonnance européenne (EMAS), Studiosus ne vise pas seulement à améliorer constamment ses offres du point de vue écologique, mais veut aussi évaluer dans quelle mesure on peut traduire la responsabilité sociale dans les faits. Voici ce que l'on peut lire dans le modèle:

"Tous les produits et services que propose Studiosus ne doivent pas seulement répondre à des critères de qualité très exigeants. Ils doivent également être écologiquement corrects et caractérisés par la responsabilité sociale."

FUTOUR a assisté Studiosus dans la réalisation de ces objectifs ambitieux. Pour les besoins de l'audit, il a fallu créer chez Studiosus une série de nouveaux instruments, former et assister des commissions spéciales, et s'attaquer à un vaste ensemble de travaux et de mesures. Les étapes de l'opération devaient être les suivantes :

  • Définition d'une politique écologique r Réalisation d'un contrôle écologique
  • Définition des objectifs
  • Établissement d'un programme écologique
  • Élaboration d'un système de gestion écologique
  • Rédaction d'une déclaration

La direction, les chefs de service et les responsables de l'environnement formaient, avec la coordination de FUTOUR, l'équipe de l'audit, dont le travail allait exercer une influence à tous les niveaux de l'entreprise. Studiosus a décidé d'intégrer à l'enquête, outre les produits et l'immeuble où se situent les bureaux, les retombées sociales des voyages. Cette volonté se reflète également dans la politique écologique de l'entreprise.

Ensuite, ce fut l'inventaire : il fallait entièrement contrôler les locaux de Studiosus dans le domaine des déchets, de l'énergie, des détergents, du matériel de bureau et du marketing. Les voyages proposés ont été passés au crible afin de vérifier leur impact social et écologique du point de vue des transports utilisés, de l 'hébergement, de l'alimentation, du programme et de l'itinéraire des voyages, des guides et du travail d'information. On pouvait alors définir des objectifs et établir un programme social et écologique sur mesure. L'équipe de l'audit a attribué la responsabilité des différentes mesures, élaboré un plan de réalisation et fixé des délais.

Alors seulement, on a pu installer le système de gestion écologique. Celui-ci comprend entre autres l'organigramme pour la construction et le déroulement, les consignes de travail et la description des postes. ... il s'agissait tout d'abord de mettre de la vie dans ce système "rigide" de prime abord, motiver les employés à poursuivre leur effort et chercher à atteindre une amélioration continue. Une déclaration de politique écologique a ensuite rassemblé toutes les données et activités pertinentes tout en appelant au dialogue avec le public.

Depuis, Studiosus a gagné le prix de l'environnement de la ville de Munich pour avoir été le premier tour-opérateur européen certifié.

SSR-Travel 

SSR-Reisen, la société suisse de voyages pour la jeunesse, est réputé en Europe pour avoir une politique particulièrement ambitieuse en matière d'environnement. Dans le magazine d'information semestriel " Voyage et environnement ", on annonce à la clientèle qu'un vol aller-retour de Zurich à Bangkok entraîne une consommation d'énergie de 37 850 mégajoules (MJ) par personne - ce qui correspond à la consommation électrique annuelle d'une famille de 4 personnes - alors qu'un voyage en train jusqu'en Toscane ne coûte que 990 MJ. Les voyages écologiques ne représentent toutefois que 1% du chiffre d'affaires total. 

Sociétés de transport

Les sociétés proposant des services de transport, qu'elles utilisent le train, le bus ou l'avion, sont confrontées en permanence aux accusations de l'opinion publique, qui leur reproche de polluer. Le transport ferroviaire occupe une place à part, En tant que transport de masse, il est réputé "écologique", et sa part de responsabilité dans la destruction du paysage n'est plus mise en cause que pour les nouveaux projets comme l'ICE ou le Transrapid, puisque le réseau ferroviaire existe en partie depuis plus de cent ans. Le transport par bus n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan des discussions sur les émissions automobiles.

En revanche, le rôle toujours plus important du transport aérien alimente le débat sur les émissions et sur le trou dans la couche d'ozone. C'est pourquoi les compagnies aériennes se trouvent au centre de la critique publique, L'exemple de LTU montre quelles réflexions et quelles mesures sont nécessaires pour faire face à ces critiques. La LTU s'est donné un modèle environnemental qu'elle applique dans les faits grâce à des mesures concrètes qui s'adressent aux clients au même titre qu'aux employés, Une étroite collaboration avec des instituts scientifiques démontre la volonté qu'a la société de réduire la pollution grâce à des innovations techniques.

LTU (www.ltu.de)

Le modèle environnemental de la LTU

"Nous sommes conscients des risques que présente la croissance quantitative du tourisme du point de vue économique, écologique et culturel. Dans le cadre d'objectifs ambitieux, nous revendiquons une attitude responsable et constructive vis à vis de la société dans laquelle nous vivons et dont nous faisons partie, Nous orienterons l'action de notre société sur ce principe à chaque fois que ce sera possible et utile. Nous nous engageons en faveur des besoins des pays de destination.
Nous encourageons fortement la conscience sociale et écologique chez nos employés. Nous soutenons les propositions constructives qui vont dans le sens de cet objectif et de la défense de l'environnement."

Mesures de défense de l'environnement

Protéger l'environnement avant le vol

Afin de rendre les navettes induites par le transport aérien les plus écologiques possibles, la LTU a lancé les initiatives suivantes :

  • Coopération avec les sociétés de transport en commun Rhein / Ruhr et Rhein / Sieg :
  • Chaque billet de la LTU a également valeur de titre de transport sur l'ensemble du réseau Rhein/Ruhr et Rhein/Sieg, pendant les 24 heures qui précèdent le départ et suivent l'arrivée. Comme les passagers de la LTU sont originaires à plus de 50% de Rhénanie-du- Nord-Westphalie, cette offre évite à un grand nombre de nos passagers de venir avec leur véhicule.
  • Navette TU Sky Shuttle Francfort - Düsseldorf / Düsseldorf - Francfort : Pour la somme de 30 DM, nos passagers peuvent bénéficier d'un bus de liaison sur les vols longue distance au départ de Düsseldorf. Nos passagers peuvent ainsi se rendre à l'aéroport de Düsseldorf depuis la zone densément peuplée du Rhin-Main, sans prendre leur voiture.
  • Rail & Fly : Pour un prix de 79 à 99 DM, les passagers de la LTU peuvent acquérir un billet de train aller-retour vers tous les aéroports de départ de la LTU.

Émissions, bruit & Co

Trafic aérien

  • Flotte moderne, faible consommation de kérosène, faible pollution sonore
  • Triage des déchets à bord, couverts et plateaux réutilisables, recyclage du papier, du verre, du fer-blanc (boîtes)
  • Triage des déchets pour améliorer le taux de recyclage, réduction permanente du volume de déchets

Vol et environnement

Toute forme de transport des personnes et des biens entraîne des conséquences sur le milieu. Le transport mobilise des surfaces, consomme des matières premières et provoque du bruit et des gaz d'échappement. Il est admis que le transport aérien entraîne des retombées importantes par rapport au nombre de personnes transportées. Cela vaut en particulier pour les émissions que le trafic aérien dégage dans l'atmosphère.

Quelles sont les émissions dues aux réacteurs d'avions ?

Les compagnies aériennes, les constructeurs d'avions et de réacteurs s'emploient à réduire la consommation moyenne de kérosène et les émissions spécifiques en mettant en œuvre de nouvelles technologies. Alors que le trafic aérien mondial a augmenté en moyenne de 5% par an au cours des dix dernières années, la consommation globale de kérosène ne s'est accrue que de 3% par an.

Une multitude de projets de recherche

  • Max-Planck-lnstitut à Mayence
  • Institut de recherche sur la troposphère à Leipzig
  • Institut de météorologie et de recherche climatique à Karlsruhe

rassemblent des données qui serviront de base à un développement durable du trafic aérien. L'écologie ne prend pas de vacances : voilà le slogan de l'opération "sachet écologique" de la LTU. Sur tous les vols LTU à destination des Maldives, on distribue aux passagers un sachet écologique en leur demandant d'y mettre tous leurs déchets durant leur séjour aux îles Maldives, et de le rapporter à l'aéroport pour le vol retour. Lors de l'enregistrement, les employés de la LTU collectent les sachets et les trient. Les sachets sont alors placés dans des containers spéciaux à bord d'avions LTU et transportés en Allemagne pour y être traités.

Un autre projet écologique LTU, qui est en rapport étroit avec l'opération sachet écologique, s'appelle Cleanup the Maldives. Grâce à la coopération de l'association de plongée PADI, des plongeurs nettoient une fois par an les récifs des îles hôtelières des Maldives. Comme dans le cas précédent, les déchets collectés sont transportés en Allemagne à bord d'avions LTU pour y être traités.

Lufthansa

La compagnie allemande publie depuis des années des rapports sur l'environnement. La Lufthansa Technik AG a été la première entreprise de sa branche à être certifiée selon l'ordonnance européenne sur les audits écologiques. Dans le cadre de cet audit, la Lufthansa a publié une déclaration écologique pour les sites de Hambourg et de Francfort, où elle dresse la liste des retombées qu'ont ses activités sur l'environnement. Les conditions de certification sont un système de gestion écologique correspondant aux normes européennes et la définition d'objectifs écologiques à court et à moyen terme. La Lufthansa déclare à ce propos : "La préservation de l'environnement et des ressources fait naturellement partie de la responsabilité de notre entreprise. Nous utilisons depuis longtemps notre leadership technologique pour réaliser des progrès dans ce domaine".

En 1997, le trafic passager est ainsi passé pour la première fois sous le seuil magique de 5 litres pour 100 kilomètres-passager (KMP), la Lufthansa atteignant son objectif d'améliorer ce chiffre de 0,1 litre par an. Sur les flottes de Passage Airline, CityLine et Condor, la consommation spécifique a pu être réduite de 0,2 litre au total pour atteindre en moyenne 4,9 litres pour 100 KMP. Une hausse proportionnellement plus élevée de la capacité de transport (+12,3 %) a conduit dans le même temps à une augmentation de 9% de la consommation absolue.

Le trafic de marchandises connaît une évolution similaire. Ici, la capacité de transport a augmenté de 3,4 %, alors que la consommation de carburant ne s'est accrue que de 1 %.

Le thème de la réduction du bruit réserve également de bonnes nouvelles: la flotte de Boeing 737-000 a été remplacée par les nouveaux Airbus A319, qui laissent une empreinte acoustique à 90 % plus faible. La flotte Lufthansa, l'une des plus récentes du monde, répond aujourd'hui aux normes acoustiques les plus strictes. Du point de vue des émissions également, la modernisation de la flotte a eu des effets positifs: depuis 1991, les émissions spécifiques de dioxyde de carbone ont pu être réduites de 43 % et celles d'hydrocarbure imbrûlé de 63 %.

Deutsche Lufthansa AG - Rapport écologique Équilibre 1998/99

Le rapport écologique annuel "Équilibre" présente tous les secteurs de l'entreprise du point de vue des tolérances et des activités écologiques.

Sommaire

2 En un coup d'œil
3 Lignes directrices de la politique écologique
6 Préambule
7 Lufthansa - le magazine d'entreprise
8 Mobilité et infrastructure
9 Tout est une affaire de hubs
12 Rudolf Monch et le travail de la commission anti-bruit de Francfort
14 Le train, l'avion et la route deviennent partenaires
18 Un procédé pour des situations compliquées
20 Opinion - Jürgen Trittin et Jürgen Weber
22 Aurore boréale
24 SLD - un boîtier accélère le transport des puces
28 Réparer plutôt que jeter - pour économiser les ressources et réduire les déchets
30 Des pommes de terre bio, des oies heureuses et un partenariat inhabituel
34 Projets écologiques au Proche-Orient
37 Lufthansa et la recherche
40 Postface Des faits et des chiffres
41 Aperçu
42 Les flottes passagers
45 Lufthansa Passage Airline
48 Condor
51 Lufthansa CityLine
53 Lufthansa Cargo
57 Lufthansa Flight Training
58 Lufthansa Technik
61 LSG Lufthansa Service/SKYChefs
64 Lufthansa Systems
66 Histoire et organisation de la défense de l'environnement chez Lufthansa
68 Promouvoir l'écologie
69 Vue d'ensemble : les salariés et l'écologie
72 Environnement-ABC
75 Mentions obligatoires

 NETS - Réseau européen de tourisme à mobilité soft

NETS - le réseau européen de tourisme à mobilité soft réunit pour la première fois des partenaires venus des secteurs du tourisme, du transport et de l'environnement. L'un des objectifs de NETS est le développement d'un groupe d'offre "Destinations touristiques sans auto". Des tours-opérateurs, des sites touristiques et des entreprises de transport travaillent ensemble pour offrir au public pendant ses temps libres une mobilité qui ne soit pas nocive pour l'environnement.

Le réseau s'adresse aux sites et régions touristiques qui considèrent la mobilité soft comme le critère de qualité d'un développement touristique durable. La mobilité soft doit se manifester par un modèle, des mesures appropriées ou par une offre touristique déjà réalisée.

Points forts :

  • Collaboration transnationale
  • Avantages économiques pour les participants
  • Lobbying et relations publiques
  • Lobbying pour la mobilité soft comme critère de qualité
  • Coopération et échange d'expériences
  • Service marketing "forfait touristique sans auto"

Activités existantes

  • Édition de la page web du NETS
  • Organisation du "Forum européen pour la mobilité soft" en décembre 1998 à Bad Hofgastein
  • Atelier de coopération à l'ITB de Berlin 99
  • Travail de relations publiques par des présentations à différents congrès, textes d'informations
  • Transmission de contacts, d'interlocuteurs

Membres fondateurs : GAST, IAKF, IG Sanfte Mobilitat, ÖAR-Regionalberatung, FUTOUR, Trafico-Verkehrsplanung

Contrat signé en novembre 1999 à Saas-Fee

Le réseau recherche actuellement de nouveaux membres et définit de nouveaux projets

Organisation du tourisme

En matière d'environnement, un rôle tout particulier revient aux confédérations de l'industrie touristique. Elles sont en position de précurseur et peuvent transmettre à leurs membres certaines prescriptions, recommandations, etc. On peut ainsi citer l'exemple positif de la Fédération allemande des agences de voyage et des tours-opérateurs (DRV), qui non seulement a inscrit ce thème dans ses principes organisateurs, mais qui fait également passer l'idée d'un tourisme durable et respectueux de l'environnement grâce à son concours international de projets écologiques. Des publications portant sur des mesures utiles à l'environnement contribuent également à soutenir les adhérents dans leurs activités.

Fédération allemande des agences de voyage et des tours-opérateurs DRV (www.drv.de)

Déclaration de la commission du DRV pour l'environnement et la culture (extrait) :
La Fédération allemande des agences de voyage et des tours-opérateurs soutient la création et la préservation d'un environnement intact et de la diversité culturelle dans le tourisme afin de garantir la base économique de la branche (tiré des 12 principes du travail associatif du DRV).

Principes de travail de la commission environnement et culture

  1. Le sol, l'eau, l'air, la faune et la flore sont à la base de la vie et de l'activité humaines. Ces ressources doivent être préservées par une gestion active de l'environnement. La flore et la faune doivent être maintenues dans leur diversité.
    Les interférences dans le cycle écologique dues à l'activité touristique doivent rester le plus restreintes possible. Dans toute forme d'exploitation touristique, il faut veiller à éviter le gaspillage d'énergie, de matières premières et d'aliments ainsi que la pollution de l'eau, du sol et de l'air.
  2. Le caractère spécifique d'une région est marqué par ses habitants et leur culture. L'activité touristique doit prendre en compte l'héritage spirituel et matériel des pays d'accueil et le respecter dans toute la mesure du possible.
  3. Le tourisme doit globalement permettre le développement durable des régions de destination. Le bon fonctionnement des écosystèmes est le préalable à la survie non seulement de l'homme, mais de la biodiversité de la terre entière.

On appelle durable un développement "qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins" (Brundtland-Report 1987)

Objectifs de la commission environnement et culture du DRY

  1. Soutenir les tours-opérateurs et les agences de voyage dans leurs tentatives d'économiser et de préserver les ressources naturelles dans les régions de destination, ou de contribuer à leur entretien ou à leur reconstitution.
  2. Faire en sorte que les agences de voyages et les tours-opérateurs adoptent des méthodes écologiques en leur apportant une aide ciblée.
  3. Instaurer une coopération internationale afin de poursuivre le développement et l'affirmation de mesures et de méthodes visant à défendre l'environnement et à préserver l'héritage culturel. Prendre position pour un développement touristique respectueux de l'environnement et du contexte social dans les régions de destination.
  4. Inviter les touristes à adapter leur comportement à l'héritage naturel et culturel du pays visité, et à apporter ainsi leur contribution à la préservation des ressources et des hommes dans les pays de destination.

Activités de la commission environnement et culture du DRV

1. Réduction de la pollution

  • par le développement et l'encouragement de concepts écologiques destinés aux agences de voyage et aux tours-opérateurs, aux plans administratif et commercial ;
  • par l'information et la formation des employés des entreprises membres du DRV ;
  • en encourageant la coopération au sein de la branche, afin de diffuser le plus efficacement possible les connaissances acquises.

 2. Représentation politique

  • en participant aux commissions concernées (sites et associations touristiques, ministères, Union européenne) ;
  • en étant associé à la formulation et à l'application de la législation sur le tourisme ;
  • en apportant une aide financière et intellectuelle aux projets concernés.

 3. Information des touristes

Un travail d'explication et d'information doit inciter les touristes à protéger l'héritage naturel et culturel et développer leur conscience de la valeur et de la beauté de la nature.

Nous proposons à cet effet :

  • des brochures d'information qui seront distribuées aux voyageurs ;
  • une formation des accompagnateurs sur les questions d'environnement afin qu'ils puissent transmettre leurs connaissances aux touristes et aux partenaires dans les régions de destination ;
  • l'élaboration de critères d'évaluation, de catégories et de signalisations unitaires pour cerner la situation écologique des régions de destination et des installations hôtelières.

4. Exercice d'une influence directe sur les régions de destination

  • par l'échange d'idées entre les tours-opérateurs allemands et les partenaires commerciaux sur place, notamment les hôteliers, les agences de voyage et les autocaristes ;
  • par le contact avec les décideurs régionaux et supra-régionaux ainsi que les ministères de l'environnement et du tourisme des pays accueillant habituellement un grand nombre de touristes allemands.

Brochures du DRV sur l'environnement

  • Prix international de l'environnement du DRV
  • 10 ans de prix international de l'environnement - DRV-brochure du jubilé
  • DRV recommandations écologiques pour les installations touristiques, les agences de voyages et les tours-opérateurs
  • DRV recommandations écologiques pour les régions de destination
  • Voyager écologique - préserver la nature
  • Fabrication et destruction écologiques des catalogues et des autres médias écrits dans la branche du tourisme

Prix de l'environnement du DRV

Les lauréats :

1987 Associations écologiques pour la sauvegarde des gorges de Tara, Monténégro, Yougoslavie
1988 Association touristique de l'Oberland bernois pour l'action "L'été des arbres"
1989 Annapurna Conservation Project (ACAP), un projet de développement au Népal
1990 Grup Balear d'Ornithologia i Defensa (GOB), un groupe de défense de l'environnement des Baléares
1991 Commerces touristiques de la commune de Uhldingen- Mühlhofen sur le lac de Constance pour ses nombreuses mesures écologiques
1992 Hôtel Kürschner, l'hôtel écologique, Kotschach-Mauthen Prix spécial : ATT-Reisen pour son action écologique sur les côtes turques
1993 Mari Daskalantonakis et son équipe Maria Valerga et Judy Smith-Spala des Grecotels, Crète, Grèce
1994 Tyrol Publicité pour son label écologique Tyrol
1995 Alfred Mandl, ALSATOUR, Îles du Cap-Vert, pour le projet "Tourisme intégré - c'est possible"
1996 Shamwari Game Reserves, Afrique du Sud
1997 CORPOMEDINA pour la promotion d'un tourisme écologique au Vénézuela
1998 President Gayoom's Environmental Awareness and Conservation Initiative, Maldives Green Magic Nature Resort - Kérala, Inde

Le jury :
Martin Buese, GeBeCo, Kiel ; Theodor Geus, FAZ, Francfort ; Dr. Jochen Martin, Messe Berlin GmbH, Berlin ; Prof, Dr. Albrecht Steinecke, Université de Paderborn, Paderborn ; Prof. Dr. Andreas Troge, Office fédéral de l'environnement, Berlin

Concours

Concours TO DO ! 99 - Tourisme socialement responsable

Les concours permettent d'essayer de découvrir des exemples positifs, de les encourager et de les commercialiser. Outre des concours comme "Hôtels et restaurants écologiques de Bavière" ou "Tourism for Tomorrow Award", on trouve également un concours qui met l'accent sur la responsabilité sociale.

1. L'avenir du tourisme dépendra en grande partie du caractère socialement responsable qu'il prendra vis à vis des populations des régions de destination. C'est dans ce contexte qu'a lieu, parallèlement à la bourse internationale du tourisme 2000 à Berlin, le cinquième appel d'offres public pour le concours international TO DO - pour un tourisme socialement responsable.

2. Peuvent être mis au concours des projets et concours touchant au tourisme, et dont la préparation et la réalisation prennent en compte les différents intérêts et besoins des populations locales grâce à une participation sur une large base (notamment grâce à un travail d'information, de questionnement et de discussion lors de la recherche d'idées et la prise de décisions).

3. Les projets doivent en outre prendre en compte les aspects suivants :

  • Favoriser la prise de conscience chez les populations locales des chances et des risques que représente le développement du tourisme pour leur vie quotidienne, sur le plan économique, social et culturel
  • Faire en sorte qu'une partie la plus large possible de la population locale profite des effets positifs du tourisme au plan économique, social et culturel
  • Garantir l'attractivité des postes touristiques pour les habitants du pays par l'amélioration des conditions de travail du point de vue de la rémunération, de la protection sociale, des temps de travail ainsi que de la formation continue
  • Renforcer la culture locale et l'identité culturelle des hommes qui vivent dans les régions touristiques concernées
  • Éviter / minimiser les dommages sociaux et culturels qu'entraîne le tourisme dans les régions de destination
  • Ouvrir de nouvelles voies à la coopération entre l'industrie touristique externe et la population locale
  • Créer les autres conditions préalables à un développement touristique socialement responsable dans les régions de destination

Les projets / mesures mis au concours doivent être conformes aux principes du respect de l'environnement.

4. Peuvent être mis au concours des projets / mesures visant des pays industrialisés ou en voie de développement et dont répondent

  • des institutions ou organisations publiques
  • des entreprises ou organismes privés du secteur du tourisme
  • d'autres personnes juridiques ou privées

5. Les projets/mesures mis au concours doivent déjà avoir été appliqué(e)s. Les participants doivent apporter la preuve détaillée que les critères mentionnés au paragraphe 2 sont bien réunis. Cette justification doit s'appuyer sur des annexes appropriées (par exemple le dossier du projet, un dossier de presse, des expertises et le cas échéant des documents photographiques).

6. Seuls les projets présentés en langue allemande ou anglaise sont recevables.

7. La personne qui soumet un projet au concours accorde à l'organisateur du concours le droit de publier tout ou partie de la documentation du projet dans le cadre de la préparation et du déroulement du concours. Elle le dégage de toute réclamation de la part d'un tiers. Elle lui garantit le droit de contrôler le projet/la mesure sur place et l'aide de son mieux dans cette entreprise.

8. Les prix attribués lors du concours TO DO honorent les objectifs et le succès d'un projet/d'une mesure au moment de la remise des prix. Les prix consistent en un trophée TO DO ! 99 et en un diplôme d'honneur. La remise des prix officielle a lieu dans le cadre de la bourse internationale du tourisme 2000 à Berlin. En l'absence de projets dignes d'être primés, l'attribution des prix n'a pas lieu.

9. Les prix sont attribués par un jury d'experts dont la composition est rendue publique au moment de la remise des prix.

10. L'inscription des projets doit être effectuée avant le 30 septembre 1999 par le biais du formulaire joint aux présentes conditions de participation; les justificatifs et autres documents mentionnés au paragraphe 5 doivent également être joints. Les dossiers d'inscription doivent être envoyés à l'adresse suivante : Studienkreis für Tourismus und Entwicklung e.V., "Kennwort TO DO !99", Kapellenweg 3, D-82541 Ammerland/Starnberger See. Le dossier d'inscription et la documentation demeurent chez l'organisateur du projet. Le renvoi de ces documents est exclus.

11. L'organisateur du concours prévient les lauréats et les invite à la remise des prix avant le 31 janvier 2000 (cf. paragraphe 8). Les candidats dont le projet/la mesure n'a pas été retenu(e) sont prévenus au même moment.

12. L'inscription au concours tient lieu d'acceptation des conditions de participation, sans possibilité de recours. 

Organisateur du concours TO DO ! : Studienkreis für Tourismus und Entwicklung (cercle d'étude sur le tourisme et le développement)

En coopération avec

  • Ministère fédéral de la coopération économique et du développement, Bonn
  • Ecumenical Coalition on Third World Tourism, Genève
  • Secrétariat catholique aux affaires extérieures de la conférence des évêques allemands, Bonn
  • Messe Berlin GmbH
  • Coopération autrichienne au ministère des affaires étrangères, Vienne
  • Tourism Watch. Cellule spécialisée du service d'aide au développement de l'Église protestante d'Allemagne

Adresse officielle du concours :

Studienkreis für Tourismus und Entwicklung e. V. Kapellenweg 3
D-82541 Ammerland/Starnberger See
Tel.: 08177/1783 Fax: 08177/1349
e-mail : studienkreitourismus@compuserve.com

ECO-Tip - Réseau de tourisme écologique (www.eco-tip.org)

Regrouper des activités écologiques, faire connaître des exemples positifs, répandre des idées, informer les personnes intéressées. Voilà autant de tâches qu'il faut accomplir pour rassembler et canaliser des informations. La technologie moderne rend plus facile que jamais la création de réseaux d'information. ECO-TIP a relevé le défi et a réalisé cette mise en réseau sous la forme d'une banque d'informations. On y trouve en peu de temps tout ce qu'il faut savoir sur le thème de l'environnement et du tourisme durable.

Tourisme et environnement : des exemples positifs de et pour la pratique

ECO- TIP est un service de formation et d'information de ECOTRANS !
ECO- TIP est une base de données destinée à tous ceux qui s'occupent de tourisme et d'environnement. ECO- TIP présente des exemples et des initiatives actuels visant à un développement touristique respectueux de l'environnement en Europe. La base de données est complétée en permanence.
ECO- TIP est soutenu par la Fondation allemande fédérale pour l'environnement et par un vaste réseau de partenaires composé d'experts et d'associations en Allemagne et en Europe.

Extrait de la liste des prix d'écologie figurant dans Eco- Tip :

  1. ADAC-écureuil : l'aire de repos écologique 2. ADAC: Oko-Pikto - Camping
  2. Biosphere Hotels - Quality for Life 4. Drapeau bleu d'Europe
  3. British Airways Tourism for Tomorrow Award
  4. Concours fédéral "Sites touristiques écologiques d'Allemagne" (DFV)
  5. L'hôtel-restaurant écologique, Hesse
  6. L'hôtel-restaurant écologique, Schleswig-Holstein
  7. DRV: Tourisme et environnement
  8. Ecolabel - label écologique pour les établissements touristiques du grand-duché du Luxembourg
  9. Main verte - nous faisons quelque chose pour l'environnement 12. La clé verte
  10. IH & RA Environmental Award 14. Paysage de l'année
  11. Agriculteurs du Liechtenstein 16. Naturellement Lungau
  12. Produit naturel - Nationalpark Hohe Tauern
  13. Grischun écologique
  14. Prix du tourisme écologique, Haute-Autriche
  15. Marque autrichienne pour les commerces touristiques écologiques
  16. Label de qualité du tourisme suisse
  17. Quality Mountain (Westalpen)
  18. Prix d'encouragement Raiffeisen
  19. TAT -Orte - Communes et concours écologiques
  20. Hospitalité thuringeoise, Thuringe
  21. Top Team NaTour - 1er concours fédéral pour les voyages de jeunesse 1999
  22. Hôtels et restaurants écologiques, Bavière
  23. Campings écologiques / Lever
  24. Hôtellerie écologique
  25. Opération escargot, île de Borkum, mer du Nord
  26. Label écologique Tyrol-Tyrol du Sud
  27. Label écologique du Kleinwalsertal 3
  28. Label écologique de Lungau
  29. Label écologique de Uckermark
  30. Notre commerce est écologique, Allemagne

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