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Le tourisme durable : un défi planétaire Richard TAPPER - Expert, Division technologique, industrielle et économique, UNEP, Paris, France
Introduction
Tout d'abord, permettez-moi de vous dire à quel point je suis heureux de participer à cette table ronde des Sommets du Tourisme au nom du Programme des Nations Unies pour la Protection de l'Environnement (UNEP). Ce sommet intervient à un moment où le tourisme, qui est déjà l'une des plus importantes industries du monde, poursuit un développement rapide. Je souhaiterais souligner ici le point de vue de l'UNEP sur l'état de l'environnement mondial, sur les effets sur le tourisme liés à l'environnement et sur les partenariats qui peuvent être développés pour faire face aux défis qui se dressent devant nous dans le secteur du tourisme.
L'UNEP a trois fonctions principales :
- identifier les problèmes environnementaux ;
- développer des solutions à ces problèmes ; et
- catalyser une action pour mettre en uvre ces solutions.
Pour remplir ces fonctions, l'UNEP travaille énormément avec des partenaires extérieurs.
Au sein de l 'UNEP, la mission de la Division technologique, industrielle et économique, dirigée par Mme Jacqueline Aloisi de Larderel, consiste à :
- Encourager les décideurs au niveau du gouvernement, des autorités locales et de l'industrie, à adopter des politiques, des stratégies et des pratiques qui :
- soient plus propres et plus saines
- utilisent efficacement les ressources naturelles
- assurent une gestion des produits chimiques sans danger pour l'environnement
- intègrent les coûts environnementaux réduisent la pollution et les risques pour les hommes et l'environnement
Perspective 2 000 pour l'environnement mondial
En septembre 1999, Klaus Topfer, Directeur exécutif de l'UNEP et ancien ministre allemand de l'environnement, a lancé la perspective 2 000 pour l'environnement mondial (GEO-2000), qui décrit les défis clés qui nous attendent. GEO-2000, grâce aux contributions des agences de l'ONU, de 850 individus et de 30 instituts environnementaux, souligne les progrès réalisés dans la prise en compte des problèmes existants et attire l'attention sur de nouvelles menaces. Sa découverte principale est que : "La pauvreté persistante de la majorité des habitants de la planète et la consommation excessive de la minorité sont les deux causes majeures de la dégradation de l'environnement. Le cours actuel des événements est insupportable et remettre l'action à plus tard n'est plus une option."
Klaus Topfer a ajouté que "Malgré les succès obtenus sur plusieurs fronts, le temps pour passer à un système durable, rationnel et planifié nous est compté".
Le défi identifié par GEO 2000 est que nous changions fondamentalement nos approches du futur et que nous abandonnions les pratiques du passé qui ont créé les problèmes auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés.
Il y a eu des progrès; mais les bénéfices qu'en a tiré l'environnement sont dépassés par la croissance de la population et une consommation toujours plus importante. Résultat :
- l'utilisation actuelle des ressources n'est plus supportable,
- la capacité d'accueil de la Terre est menacée,
- la dégradation de l'environnement continue, et
- le fossé entre riches et pauvres se creuse.
Parmi les problèmes environnementaux majeurs identifiés par GEO 2000, on peut citer :
- Les changements climatiques,
- La pénurie et la contamination de l'eau,
- La perte de la biodiversité,
- La dégradation des sols, et
- La contamination par des produits chimiques persistants et bio cumulatifs.
Les menaces environnementales qui pèsent sur le tourisme
Ces problèmes menacent le tourisme. Les plages et les montagnes, les rivières, les forêts et la diversité de la nature font de l'environnement la ressource principale dont dépendent la croissance et la prospérité de l'industrie du tourisme.
La dégradation de l'environnement est une menace à la viabilité de l'industrie touristique. Laissez-moi vous donnez quelques exemples :
a) Le réchauffement du globe peut menacer le tourisme dans les zones côtières et dans les petits états insulaires en développement par une montée du niveau de la mer. Dans les stations de ski, les conditions d'enneigement peuvent devenir plus aléatoires, comme l'ont fait remarquer de nombreux participants à ces Sommets du Tourisme. De plus, les catastrophes liées aux changements climatiques, comme les dévastations causées par l'ouragan Mitch en 1998, affectent autant le tourisme que la plupart des autres secteurs économiques ;
b) La perte de la biodiversité et du caractère attractif de certains paysages affecte un certain nombre de destinations touristiques. Par exemple, en Méditerranée, plus de 500 espèces de plantes sont menacées d'extinction et le tourisme est en déclin vers certaines destinations sur-urbanisées ;
c) En plus de la contamination des ressources en eau potable, la pollution de l'eau est dommageable au tourisme. L'approvisionnement en eau potable va de plus en plus devenir une contrainte pour le développement touristique ;
d) La pollution de l'air, liée à la congestion des centres urbains, peut décourager les visites touristiques de certaines destinations.
Les coûts environnementaux liés au tourisme
Étant donné sa portée mondiale et l'échelle à laquelle il est pratiqué, les impacts du tourisme en lui-même sur l'environnement sont indéniables. En plus de souffrir des problèmes décrits ci-dessus, le tourisme y contribue, comme cela nous a été exposé au cours de ces Sommets du Tourisme.
Les activités associées au tourisme peuvent avoir des effets négatifs sur l'environnement, en particulier :
- la pollution de l'air due au transport ;
- les dommages écologiques dus aux constructions de routes et d'installations touristiques ;
- la contamination de l'eau par des déchets solides et les égouts.
Les impacts négatifs du tourisme sur l'environnement peuvent être ainsi résumés :
- pression sur les ressources naturelles ;
- dommages à la vie et à l'habitat sauvages, entraînant une perte de la biodiversité ;
- création de pollution et de déchets ; et
- pressions sociales et culturelles qui affectent la conservation et l'utilisation à long terme de la biodiversité.
Mais le développement du tourisme comporte aussi des avantages. Le tourisme peut contribuer de façon significative au développement socio-économique et à la conservation de l'environnement. Il peut offrir une alternative sérieuse à d'autres formes de développement visiblement plus dommageables et constitue un puissant argument économique pour la protection de l'environnement. Par exemple, dans les Caraïbes, les plongeurs attirés par des barrières de corail en "bonne santé", constituent 20% du revenu touristique de la région ; en Australie, la grande barrière de corail génère plus d'un milliard de dollars australiens de revenu touristique annuel.
Le tourisme durable
Le concept de développement durable fournit un cadre pour une prise de décision plus équilibrée avec une vision à long terme. Le développement durable signifie vivre sur les "intérêts" produits par le capital naturel de la Terre, pas sur le capital lui-même. Cela implique la prise en compte de trois dimensions : économique, sociale et environnementale.
Le tourisme durable est une approche qui place l'environnement, ainsi que les considérations sociales, au cur du processus de prise de décision de toutes les personnes impliquées dans le développement d'activités touristiques (les membres du gouvernement, les dirigeants nationaux et locaux, les responsables du secteur privé et les financiers) et cela dans l'ensemble du secteur touristique. Ces décideurs partagent la responsabilité de rendre le tourisme durable .
Le consensus est large pour ce qui constitue le cur du tourisme durable, même si le débat n'est pas exclu lorsqu'on examine les détails. Nous pensons qu'il est important d'agir maintenant dans les secteurs pour lesquels un accord a été obtenu, c'est pourquoi le conseil de direction de l'UNEP (Governing Council) au cours de sa session 1999 a proposé des principes clés pour la mise en uvre du tourisme durable. Ces 17 principes se répartissent en quatre catégories :
1. Intégration du tourisme dans la politique globale de développement durableAtteindre cet objectif implique des stratégies nationales visant à créer un équilibre entre le tourisme et les autres activités économiques, grâce à la coordination et à la gestion intégrée entre tous les organismes impliqués dans le tourisme, afin d'éviter les problèmes induits par des responsabilités et des prises de décision fragmentées. Cela nécessite également la reconnaissance du fait que le développement touristique peut entrer en conflit avec d'autres formes existantes d'utilisation des ressources et d'autres groupes d'utilisateurs et que de tels conflits liés aux ressources doivent être résolus.
2. Développement du tourisme durableCeci recouvre la planification (notamment celle de l'utilisation des terres) et l'évaluation de l'impact sur l'environnement. Ces deux éléments sont essentiels à la création d'un tourisme durable et doivent être liés à un cadre légal et à des mesures de contrôle claires, ainsi qu'à des normes environnementales locales et régionales.
3. Gestion du tourismeLa mise en pratique du tourisme durable nécessite des initiatives de la part de l'industrie du tourisme ainsi que de la part du secteur public et l'utilisation de technologies respectueuses de l'environnement dans le tourisme (comme l'économie d'énergie, .. l'eau grise " (grey water) et le recyclage des déchets. Elle nécessite aussi une surveillance pour mesurer les progrès accomplis et des procédures de conformité afin de s'assurer que tous les problèmes sont détectés et corrigés.
4. Conditions du succèsEnfin, pour le succès des initiatives de tourisme durable, il est important que tous les acteurs soient impliqués (notamment les acteurs de la vie locale et les employés) et qu'une répartition équitable des bénéfices soit assurée ; il est nécessaire d'échanger les informations sur les meilleures pratiques à adopter et de réaliser des rapports publics sur les progrès accomplis ; enfin, il faut fournir un soutien à la création d'infrastructures pour donner aux personnes impliquées les compétences nécessaires à la mise en place d'un tourisme durable.
Introduire la durée dans le secteur du tourisme
Il existe des avantages économiques aussi bien qu'environnementaux à tirer d'un passage au tourisme durable. Le tourisme durable vise à réduire le risque de dommages causés à l'environnement et les conséquences négatives qu'ils entraînent pour le tourisme. Il donne, quand il dépasse le simple stade des bonnes intentions, une image positive. Il est au cur de la compétitivité future dans le domaine touristique. Il est donc important de s'assurer que la qualité du développement durable de la part des sociétés et des destinations touristiques est reconnue comme un élément majeur de la qualité du tourisme.
S'adapter au changement n'est pas chose facile et contribuer au développement durable est un défi pour chaque organisation impliquée dans le tourisme, que ce soit dans le secteur public ou privé, et pour le tourisme en général.
Des efforts importants ont été entrepris dans certains domaines pour répondre aux problèmes liés à l'environnement et au développement durable en relation avec le tourisme.
Par exemple :
- dans le cadre de l'industrie du tourisme, une gestion hôtelière respectueuse de l'environnement est largement promue, notamment pour les hôtels les plus grands ;
- certains gouvernements nationaux et certaines autorités locales ont commencé à faire des investissements significatifs dans le traitement des eaux usées et dans des installations de traitement des déchets générés par le tourisme, ainsi que dans le contrôle de nouveaux développements et du volume touristiques ;
- certaines communautés locales ont commencé à créer leurs propres formes de tourisme communautaire comme moyen de développement économique, tout en protégeant l'environnement dont elles dépendent ;
- divers codes de conduite et initiatives volontaires ont été adoptés par une partie de l'industrie du tourisme et des schémas de récompense et "éco- labels" ont également été créés.
Cependant, l'effectivité de ces efforts n'est pas toujours totalement surveillée, ce qui rend l'évaluation des résultats difficile à établir.
Il est également évident que la majorité des efforts dans l'industrie du tourisme se concentrent actuellement sur des objectifs limités, faciles à accomplir et sur des mesures domestiques simples. Ils sont souvent réduits à un nombre relativement restreint de sociétés, de pays ou de groupes d'acteurs concernés.
Actuellement, le profit économique à court terme est encore le principal mobile du développement du tourisme à travers le monde. Il doit être remplacé par une perspective à plus long terme et par l'intégration totale et effective de considérations sociales et environnementales dans la planification, la localisation et le fonctionnement des installations et des infrastructures touristiques. Les initiatives de tourisme durable doivent se généraliser dans l'industrie.
Les gouvernements ont un rôle central à jouer dans la promotion du développement durable et dans la mise en place de politiques et d'objectifs appropriés, dans le cadre réglementaire. Pour que cela soit efficace, le progrès vers le développement durable du tourisme doit être surveillé et des actions correctrices doivent être entreprises lorsqu'elles sont nécessaires.
De façon tout aussi importante, dans une économie de marché, les gouvernements doivent veiller à ce que les marchés fonctionnent de façon adéquate, puisque aujourd'hui les prix des produits ne reflètent pas le coût de leur impact sur l'environnement. De nombreux encouragements pervers orientent les choix vers une échelle de développement et d'activités touristiques qui ne sont pas durables. Inclure les coûts environnementaux dans le prix de l'énergie et de l'eau en particulier, pourrait entraîner une efficacité écologique très importante dans l'industrie du tourisme et faire augmenter les revenus pour une gestion améliorée de ces ressources. Les gouvernements devraient sérieusement considérer le développement et l'utilisation généralisée d'instruments économiques pour la mise en place d'un tourisme durable.
Pour progresser avec des solutions effectives, tous les groupes doivent agir ensemble. Rendre le tourisme durable est une responsabilité partagée. En cela, les gouvernements nationaux et locaux, ainsi que l'industrie du tourisme, jouent un rôle majeur.
Tout d'abord, l'industrie du tourisme a commencé à faire des progrès et certaines sociétés de tourisme ont déjà fait preuve d'un engagement solide pour rendre leur fonctionnement durable. Cependant, elles sont l'exception, pas la règle.
Les tâches principales que doit accomplir l'industrie sont donc :
- Multiplier les initiatives de tourisme durable :
- mettre en uvre de façon généralisée une gestion et une technologie qui tiennent compte de l'environnement (c'est-à-dire limiter la consommation d'énergie, recycler les déchets ou éviter de générer des déchets) ;
- réaliser des installations touristiques dont l'emplacement et la conception sont plus écologiques ; et
- se fixer des objectifs plus difficiles à atteindre ;
- Encourager un comportement plus responsable envers l'environnement de la part des sociétés, des fournisseurs et des touristes ;
- Soutenir le développement durable des destinations (par exemple en développant des partenariats avec les communautés locales, en promouvant l'implication des acteurs locaux dans les entreprises touristiques) et travailler avec les gouvernements et autres pour améliorer la qualité générale de l'environnement des destinations ;
- et de Publier des rapports sur les performances en matière d'environnement.
Promotion de la mise en uvre du tourisme durable - Les activités du Programme des Nations Unies pour la Protection de l'Environnement (UNEP)
Comme je l'ai mentionné au début de mon propos, l'un des trois rôles principaux de l'UNEP est de catalyser l'action visant à mettre en uvre les solutions aux problèmes d'environnement. L'UNEP travaille donc à soutenir et encourager les différents acteurs dans la réalisation de réponses pouvant améliorer la protection de l'environnement et promouvoir le développe-ment durable. Dans ce but, l'UNEP aide à la prise de conscience, au partage des informations et de l'expérience et au transfert de technologies respectueuses de l'environnement.
L'UNEP participe aussi au développement de procédures de contrôle et de rapport pour permettre un suivi des performances en matière d'environnement.
Grâce à différents programmes internationaux et régionaux, l'UNEP travaille activement avec ses partenaires pour promouvoir le tourisme durable et mettre ces principes en pratique. La Conférence sur le Tourisme Durable dans les Petits États Insulaires en Développement, organisée l'année dernière à Lanzarote par l'UNEP avec l'Organisation Mondiale du Tourisme et l'Alliance des Petits États Insulaires (AOSIS), en est un exemple.
L'UNEP agit également pour la promotion des meilleures pratiques dans l'industrie du tourisme. Dans ce but, l'UNEP a établi un partenariat avec l'Organisation Mondiale du Tourisme, l'UNESCO et les tours- opérateurs intéressés, afin de préparer l'Initiative des Tours-Opérateurs en faveur du Développement du Tourisme Durable. Par cette Initiative, qui sera lancée en mars prochain, à la bourse du Tourisme International de Berlin, les tours-opérateurs participants travailleront à l'intégration de considérations environnementales, sociales et culturelles dans leurs activités et leurs opérations, à l'adoption des meilleures pratiques dans la gestion du tourisme durable et à la création d'une prise de conscience, chez leurs clients et partenaires, des actions qu'ils peuvent eux aussi entreprendre pour promouvoir le tourisme durable.
En partenariat avec des organisations du secteur du tourisme, l'UNEP produit une série de guides sur les bonnes pratiques touristiques afin d'aider les décideurs des secteurs public et privé. Ces guides ont déjà entraîné une prise de conscience et encouragé la gestion et l'efficacité écologiques dans le secteur du tourisme.
Et grâce aux Bureaux Régionaux de l'UNEP, des programmes de formation à une production plus propre et à une gestion respectueuse de l'environnement dans le tourisme sont en cours dans les Caraïbes et le Pacifique.
Par exemple, une collaboration a été mise en place avec Caribbean Action for Sustainable Tourism (CAST), organisation à l'instigation du secteur privé pour mettre en place des programmes environnementaux, qui inclut la production d'un Kit d'Outils de Gestion Environnementale, et la publication d'un bulletin d'informations en coopération avec le Bureau Régional de l'UNEP.L'UNEP travaille sur des initiatives spécifiques pour la gestion du tourisme dans des régions et des écosystèmes sensibles, avec l 'IUCN, et avec l'Initiative Internationale pour les Barrières de Corail (ICRI) sur la gestion du tourisme et les barrières de corail (tâche particulièrement urgente étant donnée la généralisation des décolorations coralliennes). Un autre exemple est l'initiative entre l'UNEP et la Société de l'Eco- tourisme visant à préparer des directives pour l'éco-tourisme marin. Et dans 13 différentes régions, impliquant plus de 140 pays participants, les programmes marins régionaux de l'UNEP fournissent un soutien aux pays sur le tourisme et d'autres problèmes.
Conclusion
La prospérité et le bien-être à long terme passent par des actions qui contribuent à un environnement sain et à une société saine, en même temps qu'elles participent à une économie saine. Le tourisme durable signifie minimiser les impacts négatifs et maximiser les impacts positifs.
Actuellement, le profit économique à court terme guide encore le développement du tourisme à travers le monde. Cet état de fait doit être remplacé par une perspective à plus long terme et par l'intégration, de façon plus franche et effective, de considérations sociales et environnementales, par exemple dans la planification et l'emplacement d'installations et d'infrastructures touristiques.
Pour finir, je résumerai les points essentiels qui ont été soulevés dans le contexte du tourisme durable au cours de ces Sommets du Tourisme :
- Les prix sont trop bas, comme nous l'ont dit de nombreux économistes, et ceci a pour résultat une surconsommation des ressources qui entraîne des dommages pour l'environnement ;
- La diversification est vitale à la fois pour assurer l'avenir du tourisme et pour la base économique en général en vue d'une durée à long terme des destinations touristiques ;
- Le principe de précaution doit être appliqué ;
- Le changement est possible: des destinations comme Calvià à Majorque et d'autres qui ont fait des présentations à ces Sommets du Tourisme, montrent que beaucoup peut être accompli là où existe une réelle volonté de changement. L'initiative des Tours Opérateurs que l'UNEP lancera en mars 2000 avec des tours opérateurs du secteur privé en est un autre exemple, tout comme le travail de l'UNEP avec le secteur hôtelier pour éliminer les produits chimiques qui réduisent la couche d'ozone et pour d'autres améliorations de l'environnement;
- L'offre et la demande touristiques doivent correspondre : ceci implique la promotion de formes de tourisme qui soient plus attachées au développement intégré des destinations ;
- Les limites et les changements de l'environnement sont des réalités et doivent être totalement prises en compte dans le tourisme, dans ses nouveaux développements, ses activités existantes et la réparation des dommages causés.
En conclusion, le tourisme durable est possible. Il est bon pour l'industrie du tourisme, pour les touristes et surtout pour un développement juste des pays de destination. Nous avons déjà un plan pour rendre le tourisme durable.
Le défi pour tous ceux qui sont concernés est maintenant de voyager avec ce plan en mains ! Diffuser d'excellentes initiatives pour le tourisme durable dans l'industrie, surveiller les progrès, fixer des objectifs plus difficiles à atteindre. Aujourd'hui le message est clair pour nous tous : nous pouvons et nous devons changer le cours des choses pour rendre le tourisme durable.
Merci.