le deuxième sommet 4-6 décembre 2000

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Le cycle de conférences de Chamonix Mont-Blanc Genève

Le cycle de conférences de Chamonix Mont-Blanc Genève permet une réflexion ouverte et sans préjugés sur la conception politique du développement durable dans le domaine du tourisme. Mieux que tout autre domaine de la vie ou de l'économie, le tourisme offre la possibilité de comprendre des processus complexes de développement dans l'espace. Ce qui, dans le monde urbain des agglomérations, paraît ne pas poser de problème devient, dans les régions touristiques, visible comme dans un miroir. La raison de ce phénomène étonnant est que les régions touristiques sont considérées par les visiteurs comme une sorte de monde intact. Les éventuels conflits sont ainsi perçus de manière particulièrement rapide et globale.

La première conférence des Sommets du tourisme a eu lieu du 1er au 3 décembre 1999 à Chamonix Mont-Blanc. Elle était consacrée à la dimension écologique du développement durable dans le domaine du tourisme. La conférence a obtenu un grand écho dans les médias car elle a permis de nouvelles approches, offert de nombreuses possibilités de contacts approfondis et fourni l'occasion d'un dialogue ouvert entre tous les partenaires intéressés au développement durable du tourisme.

Le cycle de conférences se poursuivra dans les années 2000, 2001 et 2002 pour analyser les dimensions économique, sociale et culturelle de la notion de développement durable du tourisme. La deuxième conférence aura lieu du 4 au 6 décembre 2000. L'ouverture et la première partie de la conférence, qui est consacrée au développement durable de l'économie touristique, se tiendra dans un lieu attrayant, à Genève. La partie principale de la conférence aura lieu, comme l'année dernière, dans le centre de congrès de l'Hôtel Majestic à Chamonix Mont-Blanc. La collaboration entre Chamonix, plus grand centre touristique des Alpes, et la ville de Genève, centre international, symbolise la jonction de la vision locale et globale, qui est un des objectifs du cycle de conférences.


Les résultats du Premier Sommet

Le premier Sommet du tourisme de Chamonix Mont-Blanc a apporté quelques résultats intéressants. Ceux-ci ont été publiés sous forme de CD-Rom par l'Association des Sommets du tourisme Chamonix Mont-Blanc Genève ; ils peuvent être obtenus à l'adresse suivante :
Les actes du Premier Sommet du tourisme
BP 89
F-74402 Chamonix Mont Blanc CEDEX

Les participants du " Premier Sommet " ont abouti aux constats suivants :

  • Il existe un lien étroit entre tourisme et environnement.

La nature et le paysage ainsi qu'un environnement intact restent, dans le tourisme, des éléments d'attraction importants. En général, les régions intéressantes du point de vue touristique sont des espaces écologiquement fragiles. Plus l'altitude est élevée, plus la variété des espèces est réduite, plus l'épaisseur du sol diminue et plus le danger d'érosion augmente.

  • Le consensus politique sur la durabilité du développement n'est pas exempt de conflits.

Le principe éthique selon lequel les besoins actuels de la société ne peuvent être satisfaits que dans la mesure où ceux des générations futures ne sont pas compromis est un principe généralement reconnu. Mais il n'existe pas une harmonie exempte de conflits entre la protection de l'environnement, l'efficience recherchée par l'économie et les efforts de solidarité de la communauté internationale. La mise en pratique de la notion de viabilité écologique de l'espace aura forcément des effets sur l'ampleur et la distribution de la croissance économique à l'avenir.

  • La gestion des processus écologiques atteint rapidement ses limites.

La consommation de matières premières et d'énergie par les sociétés industrielles développées est actuellement cinq à dix fois trop élevée. De plus, la loi de l'entropie est impitoyable. Il vaut néanmoins la peine de veiller à un environnement intact, de prévenir les catastrophes naturelles et de sauvegarder l'espace rural et le paysage.

  • L'attrait de la nature dépend de sa "mise en scène" par des moyens techniques.

Dans la société touristique actuelle, axée sur l'expérience vécue, la nature à l'état pur ne suffit plus. Le visiteur attend une mise en scène de la nature, qu'il puisse utiliser avec plaisir et sans mauvaise conscience pour ses activités.

  • La limitation de l'hypermobilité et la protection des derniers paysages naturels sont des champs d'action locaux primordiaux.

La grandeur et la durabilité ne sont pas des opposés à condition que l'on parvienne à endiguer le trafic dans les centres touristiques et à établir un rapport équilibré entre urbanisation et proximité de la nature.

  • Il faut se demander si le style de vie touristique des pays industrialisés occidentaux peut être imité dans le monde entier.

Les réserves disponibles et estimées en pétrole seraient utilisées encore plus rapidement si le style de vie touristique occidental était généralisé au monde entier. C'est pourquoi le progrès technique et les efforts déployés pour réduire le gaspillage et la pollution revêtent une importance capitale.


Les objectifs du deuxième Sommet

La question de la qualité de la croissance touristique revêt, des points de vue global et local, une importance primordiale. Elle sera discutée lors du deuxième Sommet du tourisme sur la base non seulement de la viabilité écologique de l'espace, mais aussi et surtout de la durabilité de l'activité touristique. La question fondamentale qui se pose est celle de savoir dans quelles conditions une station ou une région touristique peut survivre économiquement à long terme.

Cette question de la durabilité de la croissance touristique n'a encore jamais été abordée jusqu'ici. Dans un contexte de globalisation, elle gagne en importance. Face à la concurrence internationale à laquelle ils sont confrontés, seuls survivront les centres touristiques qui font l'objet d'un management écologique et économique.

Le deuxième Sommet du tourisme analysera les déterminants de la croissance touristique et dégagera les facteurs de succès pour la capacité de survie économique à long terme. La question de la durabilité du développement doit être posée pour chaque variable contribuant à la croissance et discutée dans une "table ronde". Un expert assumera le rôle de critique des tendances actuelles sous l'angle de l'offre et de la demande.

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