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Le premier Sommet du tourisme de Chamonix
Mont-Blanc a apporté quelques
résultats intéressants. Ceux-ci ont
été publiés sous forme de
CD-Rom par l'Association des Sommets du tourisme
Chamonix Mont-Blanc Genève ; ils peuvent
être obtenus à l'adresse suivante
:
Les actes du Premier Sommet du tourisme
BP 89
F-74402 Chamonix Mont Blanc CEDEX
Les participants du " Premier Sommet " ont
abouti aux constats suivants :
- Il existe un lien étroit entre
tourisme et environnement.
La nature et le paysage ainsi qu'un
environnement intact restent, dans le tourisme, des
éléments d'attraction importants. En
général, les régions
intéressantes du point de vue touristique
sont des espaces écologiquement fragiles.
Plus l'altitude est élevée, plus la
variété des espèces est
réduite, plus l'épaisseur du sol
diminue et plus le danger d'érosion
augmente.
- Le consensus politique sur la
durabilité du développement n'est
pas exempt de conflits.
Le principe éthique selon lequel les
besoins actuels de la société ne
peuvent être satisfaits que dans la mesure
où ceux des générations
futures ne sont pas compromis est un principe
généralement reconnu. Mais il
n'existe pas une harmonie exempte de conflits entre
la protection de l'environnement, l'efficience
recherchée par l'économie et les
efforts de solidarité de la
communauté internationale. La mise en
pratique de la notion de viabilité
écologique de l'espace aura forcément
des effets sur l'ampleur et la distribution de la
croissance économique à l'avenir.
- La gestion des processus écologiques
atteint rapidement ses limites.
La consommation de matières
premières et d'énergie par les
sociétés industrielles
développées est actuellement cinq
à dix fois trop élevée. De
plus, la loi de l'entropie est impitoyable. Il vaut
néanmoins la peine de veiller à un
environnement intact, de prévenir les
catastrophes naturelles et de sauvegarder l'espace
rural et le paysage.
- L'attrait de la nature dépend de sa
"mise en scène" par des moyens
techniques.
Dans la société touristique
actuelle, axée sur l'expérience
vécue, la nature à l'état pur
ne suffit plus. Le visiteur attend une mise en
scène de la nature, qu'il puisse utiliser
avec plaisir et sans mauvaise conscience pour ses
activités.
- La limitation de l'hypermobilité et
la protection des derniers paysages naturels
sont des champs d'action locaux
primordiaux.
La grandeur et la durabilité ne sont pas
des opposés à condition que l'on
parvienne à endiguer le trafic dans les
centres touristiques et à établir un
rapport équilibré entre urbanisation
et proximité de la nature.
- Il faut se demander si le style de vie
touristique des pays industrialisés
occidentaux peut être imité dans le
monde entier.
Les réserves disponibles et
estimées en pétrole seraient
utilisées encore plus rapidement si le style
de vie touristique occidental était
généralisé au monde entier.
C'est pourquoi le progrès technique et les
efforts déployés pour réduire
le gaspillage et la pollution revêtent une
importance capitale.
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