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La réflexion sur la
notion de croissance et le développement durable du
tourisme
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La notion
économique du tourisme
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Le tourisme se définit comme l'union du
voyage et du séjour. Cette
définition englobe une multitude de
motivations touristiques différentes. Le
tourisme est donc un phénomène
complexe qui est toujours lié à des
visiteurs. Les problèmes que cela pose pour
l'occupation du territoire et pour l'environnement
naissent sous la pression des flux de visiteurs qui
voyagent, séjournent ou se divertissent.
Pour l'économie, ces "grandeurs" se mettent
à compter lorsque les visiteurs
dépensent de l'argent pour des biens et des
services. Du point de vue économique, le
tourisme est une forme de la consommation finale
des ménages, les voyages d'affaires
apparaissent comme des prestations
préalables nécessaires à la
production et le développement durable est
réalisé lorsque, dans une station ou
une région, grâce aux dépenses
des visiteurs, on parvient à créer
à terme une valeur ajoutée importante
tout en minimisant l'utilisation des ressources et
la pollution.
Le tourisme n'est donc pas une industrie ou une
branche économique comme les autres. Il
ne peut être défini que par le biais
de la demande. Le visiteur indigène ou
étranger, qu'il s'agisse d'un excursionniste
ou d'un touriste passant la nuit, dépense
son argent pour un bouquet de prestations de son
choix. Ces services touristiques sont les produits
de toute une série d'entreprises et de
branches. Le visiteur les choisit selon ses besoins
et compose à chaque fois son propre produit.
Une véritable industrie naît seulement
si les organisateurs de voyage ou les gestionnaires
de la destination organisent le voyage pour le
visiteur sous forme de forfait.
Pourtant, il y a des branches qui n'existeraient
pas ou qui n'auraient guère d'importance
sans le tourisme. C'est notamment le cas des
compagnies aériennes, de l'hôtellerie
et des restaurants. Mais la demande touristique
profite aussi à de nombreuses branches
que l'opinion publique ne considère pas
comme touristiques. C'est le cas par exemple du
commerce de détail, des
télécommunications et des banques,
mais aussi de l'Etat, qui profite des visiteurs par
le biais des taxes et des recettes fiscales.
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Les conflits entre la
croissance et la protection de
l'environnement
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Lors du premier Sommet du tourisme un
débat approfondi a eu lieu sur la
dimension écologique du concept
politique de développement durable. Il en
est ressorti que le gaspillage des ressources
naturelles et la pollution de l'environnement qui
s'ensuit limitent à long terme la
croissance économique.
Ce constat s'applique avant tout au tourisme,
qui commercialise des ressources naturelles et qui
est tributaire d'un environnement intact. Le
premier Sommet a constaté qu'il existe des
conflits entre la protection de l'environnement
et la croissance économique. Il a
été en outre relevé que la
croissance zéro n'est pas durable du point
de vue économique. Dans les conditions
de l'économie de marché, elle serait
liée à des pertes matérielles
et à une diminution de la qualité de
vie.
Même la voie moyenne de la croissance
qualitative, a-t-il été
observé, n'est finalement pas viable
durablement du point de vue économique. Il
est certes possible d'obtenir davantage de recettes
et d'enregistrer une croissance réelle avec
un nombre de visiteurs inchangé, voire en
diminution. Mais la valeur ajoutée et les
prix, dans les conditions ce concurrence
internationale, ne peuvent pas être
haussés à volonté.
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Les problèmes de
la durabilité de la croissance
touristique
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Un pays ou un site a donc besoin d'un
supplément de croissance pour mieux
exploiter les capacités touristiques
existantes ou pour en utiliser de nouvelles. A
première vue, la croissance touristique
paraît être possible sans
problème. Le tourisme passe donc pour un
secteur à la croissance exponentielle
ayant un grand potentiel d'avenir. C'est
précisément pourquoi, ces
dernières décennies, la gestion
écologique a pris le pas sur l'encouragement
économique de la croissance.
Certes, le nombre des visiteurs est en constante
augmentation. Mais ce fait ne signifie pas que la
gestion touristique ne pose aucun problème.
Il n'y a pas de pays de cocagne touristique. D'une
part, la demande touristique est exposée
à des fluctuations conjoncturelles et
à toute une série de facteurs de
risque exogènes. Le succès
économique n'est jamais garanti dans le
domaine du tourisme. Il est un des secteurs les
plus internationalisés qui subit les effets
d'un marché mondial très
disputé. Le développement à
long terme de l'offre, dans le cas concret d'une
entreprise dépendante du tourisme, d'une
station touristique ou d'un pays touristique,
dépend d'une série de facteurs qui
n'évoluent pas toujours favorablement.
Assurer la durabilité d'une entreprise ou
d'un site touristique est donc malgré le
fort potentiel de croissance une tâche
difficile.
Le 2e Sommet du tourisme ne sert donc pas
à présenter sans réflexion
des agrégats de chiffres fantastiques
qui, à plus ou moins long terme, feraient du
tourisme le secteur économique le plus
important au monde. Sur la base des trends du
marché, il traite des facteurs de
succès à long terme pour une
croissance économique durable dans les
destinations. C'est la première fois
qu'une conférence traite de manière
si complète des forces qui, finalement,
déterminent la compétitivité
internationale des destinations touristiques.
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