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Gérer le changement
: Questions stratégiques Perspectives et limites de la gestion de la durabilité dans le domaine touristique
La table ronde se penchera sur les possibilités qui s'offrent à l'État et au secteur privé pour résoudre de manière durable les grands problèmes liés au développement touristique (tableau 4). Tableau 4 : Les Tables rondes - Partenariat public-privé pour résoudre les problèmes de développement durable du tourisme
Protection et mise en valeur des ressources Le premier débat portera sur la question de la mise en valeur touristique et de la protection des espaces naturels préservés. On ne peut pas aller contre le désir de voyage des êtres humains. Certains tentent déjà de promouvoir le tourisme dans l'espace. Les efforts déployés ces dernières années par la communauté internationale ont permis de trouver des solutions pour maîtriser les flux de visiteurs à destination d'espaces naturels comme l'Antarctique. Dans les grandes aires touristiques, les zones naturelles préservées sont toujours mieux protégées. Du point de vue institutionnel, les résultats de la campagne de l'ONU, du PNUE et de l'Organisation Mondiale du Tourisme à l'occasion de l'" Année internationale de l'écotourisme 2002 " peuvent donner des indications concernant le degré de succès de la coopération entre les autorités et l'économie. Accroissement de la productivité des destinations touristiques traditionnelles Dans le deuxième débat, il sera question de l'avenir des destinations touristiques traditionnelles dans les pays développés. Est-il possible de renouveler les offres actuelles en jouant sur leur cycle de vie ? De nombreux indices laissent à penser que seules des améliorations sur les produits sont possibles. Elles sont nécessaires pour accroître la productivité et rester concurrentiel sur les marchés du tourisme et des facteurs de production. Est-il par ailleurs possible de repositionner des destinations sur les marchés ? Pour les autorités, la question prend la forme suivante : quelles incitations faut-il mettre en place et jusqu'où aller pour garantir un développement constant du tourisme ? Croissance endogène dans les régions en difficulté Dans le troisième débat, nous aborderons la question suivante : le tourisme offre-t-il une véritable possibilité de développement pour les zones qui connaissent des difficultés économiques, comme les régions rurales, les centres urbains désertés ou les bassins industriels sur le déclin ? Le manque de données statistiques interdit souvent toute réponse à cette question. Certains exemples montrent que la recette peut être bonne. Mais il ressort que le tourisme ne peut à lui seul sortir les zones en difficulté de l'ornière. On obtient l'effet maximal en intégrant le tourisme à une stratégie générale de développement économique qui exploite les potentiels de croissance locaux. Qualité de vie urbaine dans les régions touristiques Le quatrième débat posera la question suivante : comment augmenter l'attrait des régions de tourisme saisonnier sur la population ? Les villes et les agglomérations attirent un nombre croissant d'habitants en raison des conditions de travail favorables et du confort qu'elles offrent. Les zones touristiques se vident de leur population. Il convient donc d'imiter les avantages comparatifs des villes et de les exploiter pour le tourisme. Il est par exemple possible de rehausser une architecture urbaine moderne par des éléments traditionnels. De cette façon, il sera peut-être possible d'enrayer l'exode de la main-d'uvre et des personnalités qualifiées. Lutte contre la pauvreté dans les pays en développement Le cinquième débat cherchera à déterminer pourquoi le tourisme est considéré aujourd'hui comme l'un des rares instruments adaptés au développement des pays les plus pauvres de la planète. Longtemps, on a cru que ces pays ne pouvaient pas accumuler de capital. On parlait du " cercle vicieux " du sous-développement et l'on répondait à cette situation par une intervention de l'État sur les investissements et le cloisonnement du marché par rapport à la concurrence internationale. On estimait que, pour les pays peu développés, l'adaptation aux standards de confort du tourisme international pouvait entraîner une fuite de devises et, au final, des effets nets en devises peu importants. Des expériences positives nous conduisent aujourd'hui à penser que même les pays les plus pauvres peuvent accumuler du capital, pour autant qu'ils adoptent l'économie de marché et qu'ils ouvrent leurs frontières. |