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Gérer le changement
: La gestion du changement Le modèle de développement touristique durable des Sommets du Tourisme Chamonix Mont-Blanc
Tableau 1 : Le modèle de développement durable du tourisme des Sommets du tourisme de Chamonix Mont-Blanc ![]() Présenté simplement, le développement durable consiste à éviter le gaspillage des ressources et à réduire la pollution. Dans le domaine du tourisme, cela revient à chercher un optimum entre la protection des sites et l'ouverture aux visiteurs. Les paysages naturels et culturels ont certes une valeur en eux-mêmes. Mais ils ont besoin des visiteurs, qui sensibilisent l'opinion publique à la question de la préservation de ces ressources et qui sont prêts à payer pour vivre un dépaysement proche de la nature. Du point de vue économique, le but est d'augmenter la valeur ajoutée par visiteur en proposant des ensembles de prestations attrayants. La baisse quantitative de croissance qui accompagne cette évolution peut contribuer à améliorer la qualité des prestations offertes dans les sites touristiques. Pour réaliser ce genre de croissance qualitative, il faut offrir aux visiteurs la possibilité de vivre une expérience unique dans un environnement culturel exceptionnel. Les principes d'un développement touristique respectueux de l'environnement Les principes reconnus en matière de politique de protection de l'environnement jouent aussi un rôle essentiel dans la réalisation de ces objectifs dans le domaine du tourisme. L'analyse des effets des investissements touristiques, les principes de précaution et de causalité, ainsi que les conventions passées entre les acteurs intéressés et les pouvoirs publics sont à cet égard des aspects déterminants (tableau 2). Tableau 2 : Les principes écologiques du développement durable du tourisme ![]() Le caractère durable des grands projets touristiques doit être examiné à l'aide d'analyses coût-bénéfice et en tenant compte de leur coût d'opportunité. Dans le vaste champ de l'organisation du territoire et de la protection des paysages, les mesures préventives au niveau légal sont le moyen le plus efficace pour atteindre l'objectif fixé. Il faudrait dans la mesure du possible appliquer le principe du pollueur-payeur au domaine du tourisme. Enfin, en cas de différend entre les parties intéressées et les pouvoirs publics, les conventions sont souvent plus efficaces que les régimes d'obligation ou d'interdiction. Partenariat public-privé
Ces formes de coopération institutionnalisée entre les secteurs privé et public sont monnaie courante depuis longtemps dans le domaine du tourisme. Le partenariat public-privé peut contribuer à créer des économies d'échelles et des synergies au niveau de la destination. Il est ainsi possible de combler les inconvénients des structures fragmentées et artisanales du tourisme et de gagner des atouts compétitifs. La promotion des sites touristiques par les syndicats d'initiative et les offices du tourisme, ainsi que le financement des infra- et des superstructures sont confiés à des corporations de droit public ou à des organisations de droit privé. Les agences publiques favorisent la coopération au sein de la branche (Tableau 3). Tableau 3 : Partenariat public-privé - Nécessité dans un secteur fragmenté
Cela dit, elles présentent certains risques institutionnels pour l'État. Il y a, d'une part, de nombreux profiteurs qui bénéficient des prestations sans mettre la main au porte-monnaie. Et, d'autre part, les pratiques opportunistes des gestionnaires de certaines institutions externalisées, qui, forts de leur connaissance du marché, cherchent à interpréter les objectifs visés en leur faveur. L'externalisation n'est donc pas automatiquement un gage d'efficience. On observe aujourd'hui que les États-Unis, qui sont le berceau du partenariat public-privé, mènent sous la bannière " reinvent government " une campagne visant à ramener certaines tâches externalisées dans le giron de l'État. Cette tendance bénéfice d'ailleurs du soutien de certains économistes. Ils sont d'avis que la coopération entre l'État et le secteur privé n'accroît ni l'efficience ni la concurrence, allant même jusqu'à dire que l'économie privée ne fait appel au partenariat public-privé que pour les affaires les moins lucratives.
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