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Les principales conclusions de l'Année internationale de l'écotourisme 2002

M. Gabor VERECZI - Administrateur de programmes, Section du développement durable du tourisme, Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), Madrid, Espagne

 

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Le défi écologique,
la conservation et le développement des ressources touristiques,
la protection des zones naturelles restées intactes,
les derniers grands espaces naturels,
l'écotourisme,
la coopération entre les secteurs public et privé...

Ce sont les grands thèmes de la première séance de débats, qui mettent à l'épreuve l'intégrité de notre environnement naturel, mais pour lesquels les experts et professionnels du tourisme doivent également prendre leurs responsabilités et entreprendre les actions nécessaires. Dans ma présentation préliminaire, je souhaite détailler la principale conclusion établie suite à l'Année internationale du tourisme 2002, laquelle fait honneur aux thèmes de la séance et démontre comment ces défis considérables ont été relevés à travers un ensemble remarquable d'actions menées à l’échelle mondiale.

L'Année internationale de l'écotourisme 2002 a été proclamée par les Nations Unies en 1998. L'Organisation mondiale du tourisme a rempli un rôle clé dans la coordination des activités à l'échelle internationale pour cette Année, avec le lancement des préparatifs dès l'année 2000. Ces activités, dont je vais parler plus en détail, n'auraient pu atteindre leur ampleur sans la collaboration active et les efforts des autres organisations internationales et des Nations Unies, des institutions des secteurs public, privé, non gouvernemental et universitaire impliqués dans le tourisme, la conservation et le développement communautaire aux échelles régionale, nationale et locale. Le partenariat entre les différents secteurs concernés s'est révélé être l'un des principaux facteurs de réussite des opérations et du développement de l'écotourisme.

Dans la phase préparatoire de l'Année internationale, et durant celle-ci, l'OMT s'est efforcée d'impliquer tous les acteurs du domaine écotouristique en fondant son action sur les quatre objectifs suivants :

  1. Générer une prise de conscience plus forte parmi les autorités publiques, le secteur privé, la société civile et les consommateurs sur la capacité de l'écotourisme à contribuer à la conservation du patrimoine naturel et culturel des zones rurales et naturelles, ainsi qu'à l'amélioration du niveau de vie dans ces zones.
  2. Diffuser les méthodes et techniques de planification, gestion, régulation et contrôle de l'écotourisme pour en garantir la durabilité à long terme.
  3. Promouvoir l'échange et le partage des expériences réussies dans le domaine de l'écotourisme.
  4. Développer les possibilités de commercialisation et de promotion des destinations et produits écotouristiques sur les marchés internationaux.

L'Organisation mondiale du tourisme a entrepris plusieurs activités à différents niveaux, préalablement à l'AIE et au cours de celle-ci. Ces activités sont les suivantes :
En premier lieu, en relation avec les trois premiers objectifs, l'OMT a recommandé à ses 139 États membres, en septembre 2000, de mettre en place des activités aux échelles nationale et locale et notamment de :

  1. définir, renforcer et diffuser de manière adéquate une Stratégie nationale et des programmes spécifiques pour le développement durable et la gestion de l'écotourisme ;
  2. fournir un soutien technique, financier et promotionnel et soutenir la création et le fonctionnement des petites et moyennes entreprises ;
  3. (mettre en place des réglementations obligatoires et/ou volontaires concernant les activités écotouristiques, particulièrement en matière de durabilité environnementale et socioculturelle.
  4. établir des comités nationaux et/ou locaux pour la célébration de l'AIE, impliquant l'ensemble des intervenants concernés par cette activité (au cours des années 2001 et 2002, plus de 50 États membres ont communiqué des informations) ;
  5. informer le Secrétariat de l'OMT des activités prévues pour 2002 en sollicitant, au besoin, le soutien estimé nécessaire.

En second lieu, dix conférences de l'OMT ont été organisées entre mars 2001 et avril 2002, afin de partager les expériences, analyser les problèmes, promouvoir la coopération aux échelles nationale, régionale et internationale et déterminer les défis à venir. Ces conférences étaient construites autour des quatre thèmes du Sommet de l'écotourisme mondial :

Thème 1 : Planification de l'écotourisme et développement des produits : le défi de la durabilité

Thème 2 : Surveillance et réglementation de l'écotourisme : évaluer les progrès en matière de durabilité

Thème 3 : Commercialisation et promotion de l'écotourisme : atteindre les consommateurs soucieux de la durabilité

Thème 4 : Coûts et bénéfices de l'écotourisme : une répartition durable entre tous les intervenants.

Ces réunions préparatoires se sont tenues au Mozambique pour l'Afrique, au Brésil pour les Amériques, au Kazakhstan pour les pays de la CEI, en Autriche pour l'Europe, en Grèce pour l'Europe méditerranéenne, l'Afrique orientale et du Nord, aux Seychelles pour les destinations insulaires, en Algérie pour les pays présentant des régions désertiques, aux Maldives pour la région de l'Asie-Pacifique, à Moscou pour la Russie et les pays voisins et à Fidji pour les îles du Pacifique Sud.

La Conférence préparatoire européenne qui s’est tenue en Autriche (St. Johann, Salzbourg, 12-15 septembre 2001) a permis d’établir un lien entre l'AIE 2002 et l'Année internationale de la montagne 2002, notamment avec l'introduction des problèmes écotouristiques dans les zones montagneuses.

Au total, plus de 3 000 intervenants, représentant les autorités publiques du tourisme et de l'environnement, les organisations non gouvernementales, les professionnels de l'écotourisme, les institutions universitaires et les experts indépendants, ont participé à ces réunions préparatoires où plus de 200 études de cas ont été présentées.

L'OMT a également organisé, de concert avec le PNUE, une Conférence virtuelle sur le développement durable de l'écotourisme, au mois d'avril 2002, à laquelle ont participé près de 1 000 personnes, originaires de 88 pays. L'objectif premier de la conférence était de permettre à un large éventail d'acteurs de l'écotourisme, surtout ceux qui n’avaient pas pu assister aux conférences régionales préparatoires qui s'étaient déroulées antérieurement, d'échanger des expériences et de faire part de leur point de vue.

Les expériences et résultats issus des réunions régionales préparatoires et de la Conférence virtuelle ont été présentés au Sommet mondial de l'écotourisme à Québec, au Canada, du 19 au 22 mai 2002.

Événement majeur, la tenue du sommet a permis de marquer 2002 comme l'Année internationale de l'écotourisme ; il a également représenté l'aboutissement de longs préparatifs étalés sur un an et demi. Organisé sur l'initiative de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), il a été accueilli par Tourisme Québec et la Commission canadienne du tourisme.

Le Sommet s'est déroulé dans les meilleures conditions à Québec, au Canada, du 19 au 22 mai 2002. 1 169 délégués de 132 pays y ont participé, représentant les institutions publiques, privées, non gouvernementales, universitaires et de recherche, les agences d'aide et développement intergouvernementales, nationales et internationales, ainsi que les communautés locales et indigènes et les experts individuels. Parmi les participants, 30 ministres d'État et des hauts représentants de l'OMT, du PNUE, de l'UNDP, de la CNUCED, de l'UNESCO, de la CBD, de l'OIT, du GEF, de la Banque interaméricaine de développement et de l'Union européenne.

Fruit d'une concertation généralisée, la Déclaration de Québec sur l'écotourisme a été rédigée à l'issu du Sommet. Ce document contient des principes directeurs d'ordre général, ainsi que des recommandations spécifiques aux intervenants sur le développement durable de l'écotourisme. La déclaration insiste particulièrement sur le besoin de conserver la biodiversité et sur le rôle des zones protégées qui la constituent. La déclaration de Québec et un Rapport final détaillé, comprenant la synthèse des séances du Sommet régionales, thématiques et spécifiques aux intervenants, ont été publiés et sont également accessibles via Internet. Ces publications ont été présentées comme documents de travail officiels lors du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD). Jusqu'à ce jour, plus de 10 000 copies de la déclaration de Québec ont été distribuées au cours de nombreux événements, tels que le SMDD.

Outre les conférences et séminaires préparatoires et le Sommet mondial de l'écotourisme, l'OMT a également participé à des activités ou ateliers écotouristiques spéciaux organisés lors de salons du tourisme. De même, pour contribuer à la diffusion internationale des bonnes pratiques et des recommandations existantes concernant l'écotourisme, l'OMT a rédigé (ou contribué à la rédaction) des publications spéciales pour l'AIE :

  • Dans l'optique d'évaluer les tendances actuelles et d'estimer les principaux marchés générateurs d'écotourisme, l'Organisation mondiale du tourisme a publié sept rapports sur des pays pionniers pour les marchés suivants : Canada, France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis.
  • Développement durable de l'écotourisme : une compilation des bonnes pratiques : 55 études de cas de 39 pays, présentées de façon systématique, permettant de tirer des enseignements applicables à d'autres destinations. Il s'agit du deuxième volume de la série des Bonnes pratiques publié dans le domaine du Développement durable du tourisme. Les aspects de la durabilité sont détaillés en fonction d'éléments spécifiques à l'écotourisme, tels que : la conservation, l'implication de la communauté, l'interprétation et l'éducation, ainsi que les pratiques en matière d'administration environnementale.
  • Les principes directeurs du développement durable et l'aménagement des parcs nationaux et des zones protégées pour le tourisme (édition révisée, de concert avec le PNUE et l'UICN). Ces directives ont pour objectif d'aider à la compréhension du concept de tourisme en zones protégées et d'indiquer leur mode d'administration. Les administrateurs y trouveront aussi bien une structure théorique que des directives concrètes.
  • Principes directeurs internationaux sur les écogîtes (International Ecolodge Guidelines ; l'OMT a parrainé ce document et a contribué à sa publication par la Société internationale pour l'écotourisme). Ce livre comprend les dernières techniques et avancées en matière de recherche et explique la marche à suivre pour créer, à partir d'une simple idée, un écogîte en parfait état de fonctionnement. Ce livre est d'une aide inestimable pour les personnes concernées par les écogîtes ou par les logements ou installations du même type.
  • Rapport final sur le Sommet mondial de l'écotourisme. Cette publication contient les synthèses des conférences préparatoires, les conclusions tirées à l'issu de chaque séance du Sommet, la Déclaration de Québec sur l'écotourisme et d'autres documents techniques présentés lors de cet événement.

Étude sur les activités écotouristiques des gouvernements - résultats concrets de l'AIE :

Le processus de l'AIE a encouragé, à tous les niveaux, un large éventail d'initiatives provenant d'organisations intergouvernementales, gouvernementales, privées, non gouvernementales et universitaires. L'OMT a préparé un rapport sur la 58ème séance de l'Assemblée générale des Nations Unies concernant les principaux résultats de l'AIE, regroupant les initiatives nationales et internationales. Les activités nationales ont été analysées dans une étude approfondie réalisée par l'OMT auprès des administrations touristiques nationales de 93 pays. Je souhaiterais maintenant vous donner un aperçu des principales conclusions établies :

Politique d'écotourisme

47 pays, donc 5 sont européens, ont établi un compte-rendu sur la mise en place de comités d'écotourisme nationaux, impliquant des organismes gouvernementaux, des organisations publiques et privées, des représentants de la communauté et d'autres intervenants du secteur de l'écotourisme. Dans la plupart des cas, ces comités ont impliqué les autorités locales ou nationales des zones protégées et dans de nombreux cas les représentants nationaux d'organisations de protection internationales (par ex., Nature Conservancy, Conservation International, WWF). Certains pays, qui ne disposaient pas de comités d'écotourisme nationaux pour l'AIE, ont inclus l'écotourisme au sein d'autres mécanismes de coordination, tels que les activités des comités nationaux pour le développement durable, les autorités des parcs nationaux, les comités sur la biodiversité ou la coopération interministérielle. Une majorité de ces pays ont décidé de maintenir leur comité et de reconduire leurs activités après l'AIE.

Dans le même temps, 48 pays (dont 13 européens) ont défini (ou sont en train de définir), une politique/stratégie nationale pour le développement de l'écotourisme. Un tiers d'entre eux ont développé clairement une stratégie écotouristique, mettant l'accent sur différents aspects. D'autres ont intégré l'écotourisme comme l'un des principaux blocs d'une Stratégie touristique plus générale (Rwanda, Haïti, Cambodge, République de Moldavie, Kazakhstan, Équateur, Suède ou Uruguay, par exemple), comme chapitre touristique au sein de la Stratégie nationale de l'économie et du développement (Lituanie), au sein de la Stratégie tourisme et nature (Portugal) ou d'une Stratégie de tourisme rural (Maroc). Dans certains pays (comme l'Espagne, la Géorgie et l'Argentine) ces politiques sont administrées par les organismes chargés des zones protégées. D'autres pays (Bangladesh, Égypte, Jamaïque, Oman) ne disposent d'aucun plan national mais utilisent des stratégies régionales ou locales pour l'écotourisme.

Réglementation des activités écotouristiques

Seule une minorité des pays concernés par les stratégies écotouristiques nationales ont voté une législation spéciale sur l'écotourisme. De nombreux pays ne disposant pas de législation spécifique sur l'écotourisme ont déclaré que les activités écotouristiques entraient directement dans le cadre de plusieurs lois et dispositions existantes, se référant en premier lieu aux lois nationales sur la protection environnementale ou aux ordonnances des parcs nationaux. Dans plusieurs pays, l'extension des zones protégées existantes et la mise en place de nouvelles zones ont généré de nouvelles possibilités en matière d'écotourisme.

Une démarche volontaire de réglementation des activités écotouristiques (via l'utilisation d'indicateurs, de système de certification, d'écolabels et de récompenses) a été entreprise par une quinzaine de pays. Seuls cinq d'entre eux (Australie, Kenya, Équateur, Suède et Thaïlande) ont développé une certification spécifique à l'écotourisme. Nous remarquerons qu'environ la moitié des pays ne disposant pas encore de systèmes de certification à ce jour souhaitent les développer à l'avenir. Cette volonté révèle une forte prise de conscience au sein des autorités touristiques nationales sur le potentiel des systèmes de certification volontaires.

Participation des intervenants et progression de la prise de conscience

Les comités écotouristiques nationaux et locaux mentionnés plus haut se sont révélés être le mécanisme de consultation privilégié lors des processus de participation et de partenariat dans le développement écotouristique. De même, il a été largement reconnu que l'implication des communautés locales est un facteur clé pour la mise en place de pratiques écotouristiques. Les ateliers, destinés aux autorités régionales ou locales et aux communautés locales/indigènes (particulièrement dans les zones protégées), semblent être utilisés fréquemment et certains pays s'appuient sur un système de consultation par courrier. Les communautés et organismes locaux ont également été invités à participer à des événements nationaux ou internationaux pour exprimer leur opinion.

Environ 20 % des pays concernés ont indiqué la mise en place de vastes campagnes de sensibilisation sur l'écotourisme ou sur le tourisme responsable visant les professionnels, les communautés locales, les touristes et le public en général. Il n'est pas surprenant que la plupart de ces activités se soient centrées sur les zones protégées et la conservation du patrimoine naturel, via par exemple, la mise à disposition gratuite de guides dans les zones protégées (Sri Lanka), des journées portes ouvertes et des séjours réservés aux médias dans les parcs nationaux (Hongrie), de documentaires en vol sur les attractions naturelles (Colombie), d'articles de presse spécialisée nationale ou étrangère (par ex., des suppléments spéciaux sur les zones protégées), de brochures, cartes, prospectus, sites Web, de guides touristiques sur les zones protégées, d'édition de séries spéciales de timbres (Sénégal), etc.

Un large éventail de publications ont été éditées pour l'AIE dans différents pays :

  • Inventaires des principaux sites, installations et attraits écotouristiques.
  • Publications de guides écotouristiques nationaux (parfois inclus dans un guide touristique à caractère plus général)
  • Publications de stratégies, plans ou programmes écotouristiques nationaux ou régionaux (en version résumée ou intégrale)
  • Principes directeurs sur le développement de l'écotourisme (centrés sur la spécificité du pays : zones désertiques, terres marécageuses, etc.) pour les communautés, les organismes locaux ou les opérateurs professionnels (par ex., les écogîtes)
  • Principes directeurs destinés aux touristes sur le tourisme responsable (par ex., sur la plongée, la randonnée, l'aventure, etc.)
  • Publications regroupant les débats des conférences, séminaires et ateliers sur l'écotourisme national
  • Affiches, CD-ROM et vidéos de promotion (sur les parcs nationaux, par ex.), sites Web, etc.
  • Articles sur l'écotourisme dans des revues écotouristiques (ou assimilées) ou dans la presse nationale
  • Études sur les marchés écotouristiques nationaux ou régionaux (également sur le tourisme rural)
  • Des cartes régionales indiquant les attraits touristiques (entre autres)
  • Publications sur le développement de l'écotourisme dans les parcs nationaux
  • Débats nationaux présentés au WES ou aux autres conférences internationales
  • Études sur l'impact de l'écotourisme

Soutien au secteur écotouristique privé

Reconnaissant que les petites entreprises d'écotourisme constituent le noyau dur de ce segment, de nombreux pays (principalement ceux des Amériques et d'Afrique) ont développé des programmes spécifiques visant à stimuler et à soutenir les activités d'entreprises privées. Ils comprennent notamment une assistance technique aux petites entreprises et aux communautés locales (conseils, études de faisabilité, renforcement des capacités, etc.), un soutien financier direct, lequel est souvent destiné aux organismes locaux et aux entreprises qui collaborent sur des projets ou des destinations écotouristiques spécifiques (par ex., centrés sur les zones protégées). Quelques pays ont mis en place des programmes de financement supplémentaires pour les entreprises touristiques (comme en Malaisie, ou pour les jeunes entrepreneurs en Grèce). Certains gouvernements, comme celui du Botswana, qui ne disposaient pas des fonds suffisants pour financer les projets, ont facilité la prise de contact entre les projets écotouristiques et les partenaires de développement (ONG, agences de financement, banques ou donateurs). Ils ont également développé des facilités administratives et marketing pour les entreprises écotouristiques, en mettant en place, par exemple, une discrimination positive favorisant les entreprises nationales, au moyen de dégrèvements fiscaux, de prêts à faibles taux d'intérêt ainsi que d'autres avantages commerciaux (les entreprises bénéficiaires doivent respecter certaines conditions environnementales ou de participation de la communauté). De même, des programmes de soutien ont été mis en place à des fins promotionnelles (création de sites Web, publication de brochures publicitaires, mise en place de réseaux d'entreprises écotouristiques, stand sur l'écotourisme dans les salons étrangers, fonds de renfort pour permettre la participation aux événements de l'AIE, etc.).

D’une manière générale, même si la situation générale de l'écotourisme doit encore être renforcée, l'Année internationale de l'écotourisme a permis, dans la plupart des pays et dans tous les domaines, d'améliorer les niveaux de durabilité dans le secteur de l'écotourisme et du tourisme en général. Cette Année a permis d’éveiller largement les consciences sur les impacts potentiellement négatifs et positifs de l'écotourisme, a stimulé la reproduction des bonnes pratiques de la part des gouvernements, des sociétés privées et des organisations civiles et a constitué un puissant moteur de création de programmes et projets innovateurs. L'importance de l'écotourisme et du processus de l'AIE a également été reconnue dans le Plan de mise en œuvre adopté au Sommet mondial sur le développement durable, qui s’est tenu à Johannesburg. En outre, une résolution sera certainement adoptée sur ce sujet durant la 58ème séance de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Suite à l'AIE, l'OMT poursuit la réalisation d'activités écotouristiques pour garantir la pérennité des dialogues et partenariats instaurés ainsi que la mise en œuvre de ses recommandations :

  • Plusieurs activités sont centrées sur les zones protégées et leur reconnaissent une importance encore plus grande en qualité d'attractions écotouristiques :
    • Les traductions française et espagnole du document « Principes directeurs pour le tourisme durable dans les zones protégées » (Guidelines for sustainable tourism in protected areas, OMT/PNUE/UICN 2002) ont récemment été terminées. Cette publication constitue la base d'une série de séminaires destinés aux administrateurs de zones protégées, dont le premier est organisé en Afrique.
    • L'OMT a collaboré activement au cours du 5ème Congrès mondial des parcs de l'IUCN tenu à Durban, en Afrique du Sud au mois de septembre 2003, au cours duquel le tourisme a constitué un thème important, donnant lieu à la création d'une recommandation (nº 12) intitulée « Le tourisme, véhicule de la conservation et du soutien des zones protégées » (Tourism as a vehicle for Conservation and Support of Protected Areas).
  • Plusieurs activités liées aux politiques en matière de tourisme durable intègrent la thématique écotouristique :
    • L'OMT travaille actuellement avec un vaste groupe international d'experts sur une étude portant sur les indicateurs de durabilité pour le tourisme. Les indicateurs sont des outils essentiels au développement du tourisme, aux processus d'administration et de contrôle, et fournissent aux décideurs des informations précises sur les conditions environnementales et socioéconomiques des régions et destinations touristiques. L'étude porte sur les thèmes et indicateurs concernant la conservation des écosystèmes fragiles et des sites écologiques uniques, porteurs d'un grand potentiel, et réservera une section aux destinations écotouristiques. Un guide détaillé des ressources sera publié sur ce sujet au cours du premier trimestre 2004.
    • Une autre étude en cours, réalisée conjointement avec le PNUE, porte sur les politiques de tourisme durable et les outils qui leur sont spécifiques. Elle traitera également des spécialités du secteur de l'écotourisme.
    • La certification de la durabilité des activités touristiques est un sujet qui a gagné en popularité dans le monde entier. Les études et recommandations antérieures de l'OMT et les conférences régionales qu'elle réalise actuellement à ce sujet traitent des critères écotouristiques et des particularités des intervenants impliqués, particulièrement dans les petites et micro-entreprises qui constituent la majorité de ce segment.
  • Dans la continuité du recueil et de la diffusion systématiques des bonnes pratiques écotouristiques, une nouvelle compilation a récemment été publiée : elle contient 64 cas de 47 pays sur des exemples de petites entreprises écotouristiques. Ces cas démontrent clairement le rôle du secteur privé écotouristique dans la conservation des espaces naturels utilisés comme attrait touristique et illustrent également les méthodes intéressantes de coopération entre les secteurs privé et public.

Mesdames et Messieurs,

J'espère qu'à travers ma description des principaux résultats de l'Année internationale de l'écotourisme 2002, j'ai pu vous fournir une vue d'ensemble ainsi qu'une bonne illustration de certaines des actions entreprises pour protéger les zones naturelles de la planète restées intactes, tout en apportant aux communautés hôtes des bénéfices et des encouragements et en offrant aux touristes attirés par les charmes exceptionnels de la nature et des traditions culturelles des expériences de qualité.

Merci de votre attention.

Pour plus d'informations sur les résultats de l'AIE, les publications, archives et activités de suivi, veuillez consulter l'adresse suivante :
http://www.world-tourism.org/sustainable/IYE-Main-Menu.htm

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