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L'importance du paysage et de l'agriculture dans le tourisme Mme Nadia BÄNZIGER - Service du tourisme, Secrétariat d'Etat à l'économie, Berne, Suisse
La mise en scène du paysage et de l’agriculture
Il faut environ un quart d’heure de train ou de bus pour rejoindre, depuis Berne, capitale de la Suisse, la région de la Schwarzwasser, également connue sous le nom de Schwarzenburgerland, une destination touristique locale classique. La région de la « Rivière noire » est également une authentique zone agricole. Il devient de plus en plus difficile de trouver de tels paysages à proximité des grandes agglomérations.
Le Schwarzenburgerland se trouve sur la crête de collines escarpées, parsemées de hameaux et de villages aussi pittoresques que leur nom le suggère. Au fond des vallées, dans leurs lits étroits, s’écoulent des torrents, dont le plus spectaculaire est celui de la Schwarzwasser, qui a donné ce nom si romantique à la région de la Rivière noire. La région abonde en petites collines coniques aux pentes herbeuses, dont les sommets sont couronnés de calcaire et où des hêtres sont plantés ça et là. Les grandes forêts, qui grimpent jusqu’aux sommets des montagnes, sont aussi caractéristiques de ce paysage, dans lequel l’agriculture apparaît clairement comme l’activité principale.
Les fermes de style bernois, neuves ou anciennes, sont également distinctives de la région. Avec leurs toitures en surplomb, ce sont les icônes immanquables de ce paysage de carte postale. Typiques de ces petites fermes, des jardins soigneusement entretenus, garnis de fleurs colorées, sont encerclés par un cordon protecteur de buis. Dans les champs les plus proches de la ferme, on trouve plusieurs variétés de grands cerisiers, pommiers et poiriers, alors que de charmantes vaches tachetées Simmental ruminent ou se reposent dans les pâturages voisins. Parmi les personnages qui ont cherché la relaxation dans la contemplation de ces scènes rustiques, lorsqu’ils n’étaient pas occupés à préparer le renversement du trône du Tzar russe, on trouve Vladimir Ilyich Ulyanov, mieux connu sous le nom de Lénine – les premiers hôtes illustres du Schwarzenburgerland à la recherche de quelques moments de détente.
Le célèbre pic de Guggershörnli, avec son petit village endormi, Guggisberg, constitue le point central de la région. Ici, vous êtes bien loin des sentiers battus du tourisme de masse. Un fermier local augmente ses revenus en vendant de vieilles cloches à vache utilisées. C’est un petit coin douillet de la Suisse que les touristes américains ou japonais seraient ravis de découvrir. Ils seraient prêts à dépenser l’argent gagné à la sueur de leur front pour avoir cette chance et sans aucun doute, à consacrer quelques deniers à l’acquisition d’une vieille cloche à vaches qu’ils pourraient rapporter chez eux et montrer à leurs amis – l’authentique cloche à vaches !
Mais il est improbable de trouver le Schwarzenburgerland dans la liste des priorités actuelles des américains ou des japonais. Les grands tour-opérateurs préfèrent se tourner vers des destinations de plus grand renom, telles que Zermatt, St. Moritz et Lucerne. Le Schwarzenburgerland, en plus d’être une destination touristique pour les habitants de Berne, est aussi une cité « dortoir » vers laquelle ceux qui travaillent dans la capitale retournent en fin de journée.
C’est l’endroit rêvé pour les joggeurs. Grâce à un vaste réseau de routes nationales, il est également possible d’utiliser des moyens de locomotion plus tranquilles. Le Jakobsweg (le chemin de St Jacques) serpente à travers toute la région du Schwarzenburgerland. La mode des balades à pied à la campagne est revenue, désignée comme remède au stress de la vie urbaine, et elle attire particulièrement les jeunes générations d’aujourd’hui.
Au mois de mars, les cyclistes envahissent les pentes escarpées du Schwarzenburgerland. Des escadrons de vélos tout terrain montrent un grand engouement pour ce terrain accidenté. Les cyclistes du dimanche, plus pondérés, recherchent des passages aux ondulations moins spectaculaires. Récemment, un urbaniste local astucieux a créé une nouvelle section de 100 kilomètres qui serpente le long des berges du torrent.
L’été, la région de la Rivière noire devient le haut lieu de rassemblement des familles bernoises, dont les enfants peuvent jouer à faire des ricochets à la surface de la Schwarzwasser. Les alpinistes, qui aspirent à plus d’altitude, escaladent des falaises perpendiculaires, se préparant physiquement à de plus grands exploits, peut-être l’ascension de la face Nord de l’Eiger ou d’un sommet de l’Himalaya. En hiver, la campagne devient un tapis roulant pour skieurs de fond. On pratique également un peu de ski alpin. Mais les 13 remontées mécaniques, dont la plupart se trouvent en dessous de l’altitude critique de 1500 mètres, sont engagées dans une lutte difficile pour la survie, en ces temps de changements climatiques. Ils raccrochent leurs espoirs à la randonnée en raquettes – déjà l’un des produits et services touristiques proposés dans la région. Mais peu sont ceux qui s’attendent réellement à ce que les raquettes deviennent leur nouvelle « vache à lait ».
Le paysage et l’agriculture sont des éléments importants aux yeux de la plupart des suisses, et en particulier des populations urbaines qui dépendent des « poumons verts » de la campagne pour évacuer leur stress. Les locaux à la recherche de loisirs ne constituent bien sûr pas la seule clientèle. Les centres urbains de la Suisse sont en effet des « passerelles vers les montagnes ».
Bien que le paysage et l’agriculture constituent des ressources touristiques importantes, ces deux éléments ne suffisent pas à eux seuls à assurer le succès dans ce domaine. Le paysage et l’agriculture, pour attirer les touristes, doivent s’accompagner d’une certaine « mise en scène ». L’une des formules possibles est donc celle de la mise en scène d’événements. Les habitants du Schwarzenburgerland organisent chaque année une course de chevaux de ferme sur les terrains situés en dessous de l’église de Wahlern. Des équipes de deux chevaux, attelés ensemble pour tirer des fourragères, constituent les ingrédients de base de cette version très spéciale des courses de Formule 1. Le grand marché au bétail, organisé chaque automne à Riggisberg fait également partie des événements qui valent le détour. Mais une fois encore, certaines compétences en communications et un petit peu de mise en scène sont nécessaires pour attirer les touristes et cela représente un certain investissement.
Loisirs et tourisme ne sont pas des synonymes
Les loisirs et le tourisme sont souvent liés. Dans le domaine des statistiques, ils sont cependant considérés comme deux phénomènes distincts. Les loisirs et le tourisme représentent non moins de 60 pour cent du volume de la circulation. Les deux tiers de ces 60 pour cent sont en fait imputables à la circulation liée aux loisirs et un tiers seulement au tourisme. Les voyageurs de loisirs se taillent donc la part du lion en matière de circulation et les agglomérations ont beaucoup de mal à accepter cette réalité.
Le concept de tourisme inclut toutes les activités d’une personne qui voyage à l’extérieur de son environnement normal. Les visiteurs qui restent une nuit ou davantage et les visiteurs qui ne s’arrêtent pas sont désignés indifféremment sous le terme de « touristes ».
Pour les statisticiens, la distinction entre les loisirs et le tourisme représente un véritable casse-tête. Toute activité qui dure jusqu’à quatre ou cinq heures est considérée comme appartenant aux loisirs. En outre, on fait souvent appel à la notion de distance pour différencier les activités de loisirs des excursions touristiques extérieures à l’environnement quotidien.
La mobilité liée à l’environnement répond à des modèles prévisibles, comme l’illustre l’exemple de la région de la Schwarzwasser et l’agglomération de Berne. Le volume de circulation le plus important provient des excursions à la journée depuis l’agglomération de Berne, qui est à l’origine de presque la moitié de la circulation touristique dans la région. Un tiers provient des sorties à la journée au départ d’autres régions de la Suisse et 6 % des adeptes de ce type d’excursions à la journée viennent de l’étranger. 16 % de toute cette circulation touristique uniquement se soldent par des nuitées sur place.
Dans quelle mesure ces différentes formes de tourisme sont-elles profitables ? La réponse est apportée par quelques statistiques clé. Le touriste le plus rentable est le client de l’hôtel, qui dépense plus de 130 € par jour en moyenne. Le secteur para-hôtelier (camping, auberges de jeunesse, locations de vacances) ne rapporte qu’un quart de cette somme environ. Les visiteurs les moins rentables sont les propriétaires de logements de vacances privés.
En Suisse, une personne en excursion pour la journée dépense en moyenne entre 30 € et 45 €. Ce type de touriste représente une source de revenus souvent sous-estimée. En fait, ils dépensent tout autant que les touristes qui occupent des logements privés ou qui séjournent dans des campings. Les voyageurs d’un jour qui dépensent le plus sont les étrangers. De nombreux systèmes de télécabines dépendent de ces touristes pour leurs recettes. Au centre de la Suisse, les deux tiers du chiffre d’affaires des sociétés de télécabines provient des visiteurs d’un jour. En outre, les excursions à la journée sont souvent de caractère beaucoup moins saisonnier.
On ne connaît pas les habitudes des personnes qui voyagent pour les loisirs en matière de dépenses. Cependant, en moyenne, les montants doivent être bien inférieurs à ceux des touristes à la journée, car la plupart de ceux qui pratiquent des activités en extérieur ne dépensent pas un sous sur place.
Le dilemme des loisirs et du tourisme en termes de circulation
La différence entre le volume de circulation et le potentiel économique montre clairement le dilemme des loisirs et du tourisme en ce qui concerne la circulation. Il peut être résumé par une formule simple : plus la circulation est importante, plus les revenus sont faibles. Pour avoir un sens en termes d’économies, une politique touristique doit avant tout s’efforcer de ne promouvoir que les formes de tourisme qui sont économiquement durables. Le tourisme avec nuitées doit se voir accorder une haute priorité. Mais il est également nécessaire d’accueillir le tourisme basé sur des excursions journalières. Les activités de loisirs sont moins attractives pour les régions touristiques, car elles génèrent beaucoup plus de circulation que de revenus. L’objectif de la politique économique consiste à accroître la productivité de la mobilité.
L’attractivité d’une région en ce qui concerne la possibilité d’y exercer des loisirs permet cependant de générer des revenus sous d’autres formes. Zimmerwald, village du Schwarzenburgerland est un lieu de résidence très prisé pour les banlieusards les plus aisés. Par contre, il ne fait pas bon y vivre lorsque l’on s’inquiète du taux d’imposition ou des transports publics. Les habitants de Zimmerwald ne s’intéressent pas uniquement aux panoramas grandioses et à la paix et au calme de la campagne. Ils acceptent la réalité de la vie dans le pays, plutôt que de se contenter d’en rêver. Ils contribuent à la survie du village grâce aux recettes fiscales qu’ils génèrent et à leur pouvoir d’achat. La politique en matière de loisirs est donc étroitement liée à la politique de développement local, tandis que la politique touristique doit être décidée au plan national, afin de protéger la position de la Suisse en tant que pays touristique sur le marché international.
L’importance de la nature et des sites paysagers
La Confédération Suisse réalise des efforts de taille pour préserver le paysage ou le restaurer de manière à ce qu’il retrouve son état naturel. Elle apporte des subventions importantes pour la conservation du paysage. Elle paye pour garantir le bien-être écologique des prairies, des haies et des arbres. Elle participe au financement de l’entretien des forêts. Le Fonds Suisse pour le Paysage utilise des capitaux fédéraux pour financer les coûts générés par la reconstruction d’habitats uniques. Chaque année, la Confédération dépense quelques 1.500 millions d’euros dans des activités qui sont directement liées à la protection et à l’entretien du paysage.
L’ampleur des coûts nous ramène inévitablement à la question des bénéfices. Les bénéfices quantifiés du paysage s’élèvent au minimum à 1.700 millions d’euros par an.
L’évaluation des bénéfices de la nature et du paysage ne peut être réduite à un passe-temps d’économistes. L’État a besoin d’une base à partir de laquelle évaluer convenablement les coûts explicites nécessaires au maintien d’une protection et d’un entretien correct des paysages. La quantification des bénéfices fournit un repère monétaire pour l’évaluation de ce bien public particulier.
La valeur du paysage en tant que facteur de production est donc élevée. En outre, il s’agit de garder à l’esprit que la demande liée au paysage est élastique par rapport aux revenus. Comme pour les bénéfices occasionnés par le paysage, on peut s’attendre à ce qu’ils augmentent considérablement à l’avenir.
Le paysage culturel et les attractions naturelles en tant qu’avantages concurrentiels
L’idée que le touriste moyen se fait du paysage est bien sûr assez différente de celle du scientifique. Pour un touriste, le paysage représente avant tout la toile de fond paysagère de ses vacances. En Suisse, il espère trouver un paysage culturel intact au sein duquel l’agriculture joue un rôle important. Dans ce contexte, on peut supposer que du point de vue du touriste, le paysage et l’agriculture baignent dans une certaine unité et en tant qu’éléments du capital paysager, ils constituent les premières motivations de ceux qui se rendent en Suisse. En fait, plus de 80 pour cent des visiteurs citent la nature et le paysage comme finalité de leur voyage au pays d’Heidi.
La Suisse n’est pas associée à l’idée de nature sauvage. Il serait inutile et extrêmement coûteux de tenter de modifier cette image. Il est évidemment bien plus judicieux de s’appuyer sur les atouts connus de la Suisse. Si l’on recherche la nature sauvage en tant que produit, il existe d’autres pays, comme le Canada, qui présentent d’importants avantages concurrentiels avec lesquels la Suisse ne peut pas rivaliser. Des expériences telles que celle de Sihlwald à Zurich sont de peu d’importance du point de vue du tourisme.
Parmi les produits touristiques, on trouve également les environnements artificiels, comme les parcs à thème. Les visiteurs du Disneyland d’Orlando, en Floride, se voient également proposer des torrents, des lacs et des chalets. En ce qui concerne ces mondes artificiels, d’autres pays touristiques comptent les meilleurs atouts.
Le tourisme paysager en Suisse constitue un cas de demande sui generis. Autrefois, la Suisse se tenait bien à l’abri des environnements artificiels, leur préférant des expériences authentiques au cœur de sites naturels. Nos atouts sont incontestablement nos célèbres lacs et montagnes.
Nombreux autres charmes touristiques soulignent l’importance de la Suisse en tant que terre de paysages et d’agriculture. La fromagerie vedette d’Affoltern, en Emmental est l’une des plus grandes attractions touristiques suisse, avec près de 350.000 visiteurs par an. Les attractions naturelles, telles que les chutes du Rhin, les gorges de l’Aare ou les chutes du Trümmelbach suscitent également un grand nombre de visites. La popularité du musée en plein air de Ballenberg, qui réunit une collection de fermes traditionnelles Suisses, est un signe de l’attractivité de l’agriculture pour le tourisme.
La Suisse doit miser sur les avantages concurrentiels que représentent son paysage et son agriculture et les différencier clairement des alternatives telles que le côté « sauvage » ou les « parcs d’attraction ». Une concurrence farouche décidera de quelle approche plaira le plus aux touristes et aux clients. La Suisse dispose de tous les atouts pour s’attirer les faveurs du marché.
Quelle est la base réelle d’un secteur touristique florissant ?
Pour évaluer efficacement le marché du tourisme, il convient de se poser une question : « Quelle est la véritable source de réussite de ce secteur ? ».
Le succès touristique de la Suisse dépasse toutes les attentes, grâce à l’apport des nuitées des visiteurs étrangers, qui dépensent en un an l’équivalent de 7.600 millions d’euros. C’est pour ce groupe de client que la nature et le paysage revêtent toute leur importance. Les nuitées des touristes suisses rapportent environ 3,300 millions d’euros, c’est-à-dire à peu près la même somme que les visiteurs d’un jour nationaux. Les recettes liées aux excursions d’une journée en Suisse par les pays avoisinants sont quelque peu inférieures. Cela dit, ce segment représente tout de même un chiffre d’affaires de 2.000 millions d’euros.
Potentiel de coopération entre l’agriculture et le tourisme
Le tourisme représente 3,4 pour cent du Produit National Brut (PNB). La valeur ajoutée de l’agriculture et de la foresterie est très inférieure. Les touristes suisses et étrangers achètent des marchandises pour un montant s’élevant à presque 3.000 millions d’euros chaque année. En comparaison, les revenus issus de la vente directe de produits agricoles atteignent seulement 83 millions d’euros.
L’agrotourisme rapporte environ 1,3 millions d’euros par an, une somme tout à fait modeste. Elle s’élève à moins de un pour mille de la demande totale, qui atteint à peu près 20.000 millions d’euros.
De cette comparaison, on pourra retenir l’ampleur du potentiel qui pourrait être exploité grâce à une collaboration accrue entre les secteurs du tourisme et de l’agriculture.
Deux exemples de projets pionniers
L’État fait aujourd’hui tout son possible pour stimuler le développement économique de la région de Schwarzenburg. L’objectif consiste à mieux positionner cette région par rapport à une rude concurrence et il présente de bonnes chances de succès. En effet, Schwarzenburg est située dans le voisinage direct de la capitale de la Suisse, Berne dont l’économie est florissante. À l’Ouest, se trouve la ville universitaire de Fribourg. Des tentatives d’exploitation du pouvoir d’achat de ces agglomérations seront réalisées, au profit de la région, en utilisant au mieux son potentiel concurrentiel, notamment dans le secteur du tourisme.
Un nouveau type de coopération entre l’agriculture et le tourisme est actuellement à l’essai dans le canton d’ Appenzell. En effet, un village de vacances est en cours de développement en collaboration avec les plus grandes organisations de tourisme social. Le village d’Urnäsch se positionnera selon le leitmotiv : « la vie à la ferme ». Une majorité de 74% des résidents locaux sont favorables au projet. L’agriculture alpine variée d’Urnäsch, avec ses coutumes colorées, doit être développée comme un nouveau monde d’expériences pour les touristes. Le produit consistera en diverses offres telles que la participation à la vie de la ferme, l’équitation, les promenades à pied, le folklore et les musées.
Ces deux projets, à Schwarzenburg et à Appenzell, illustrent clairement la manière dont le potentiel touristique peut être développé à l’aide des ressources agricoles et paysagères existantes.
Un marathon plus qu’un sprint
Ensemble, le paysage, l’agriculture et le tourisme forment une « grappe », qui apparaît sur le marché comme un ensemble compétitif. Cependant, cette grappe souffre d’une certaine fragmentation et d’un manque de puissance commerciale. Ces handicaps peuvent être surmontés grâce aux économies d’échelle et aux courbes d’apprentissage.
Le développement des avantages concurrentiels tient davantage du marathon que du sprint, comme aime le rappeler Michael Porter, notre spécialiste des stratégies concurrentielles. Il demande de la résistance et une grande capacité pulmonaire. Le positionnement de la Suisse comme un pays de nature, de paysages et en particulier de montagnes est à présent bien établi. Il doit cependant être constamment réactualisé. Cette remise au goût du jour est précisément l’objectif des nouvelles campagnes de Suisse Tourisme, dont les affiches se basent sur les « véritables trésors » de la Suisse. Des offres spéciales sur des produits « purement naturels » complètent une campagne riche en images.